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Crédit Mutuel Alliance Fédérale / Laurent Berger / Crédit Mutuel / banque mutualiste
Laurent Berger rejoint le Crédit Mutuel Alliance Fédérale / Une gouvernance élargie et renforcée pour le nouveau plan stratégique
De l’action syndicale à la vie mutualiste et à l’action climatique et environnementale. Moins de trois mois après son départ de la CFDT, Laurent Berger a trouvé son point de chute. L’ex-secrétaire général du premier syndicat français va jouer un rôle clé dans le nouveau plan stratégique du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, en préparation depuis huit mois. Intitulé "Ensemble Performant Solidaire", sa présentation doit avoir lieu mi-décembre pour débuter le 1er janvier 2024.
Une nouvelle feuille de route dont l’une des priorités sera de faire de Crédit Mutuel Alliance Fédérale "un leader de la révolution climatique et environnementale, conformément à son statut d’entreprise à mission et aux actions innovantes menées dans ce domaine depuis six ans", a rappelé mardi la banque coopérative et mutualiste. C’est avec cet idéal en tête que le groupe a déjà pris l’engagement en janvier dernier de consacrer, tous les ans, 15 % de son résultat net au financement de la transition énergétique et de l’inclusion, une initiative baptisée "dividende sociétal", par analogie avec le versement habituellement réservé aux actionnaires.
"L’Institut Crédit Mutuel Alliance Fédérale"
Afin d’aller plus loin encore, le groupe souhaite maintenant se doter d’"un centre d’expertises de premier rang". Plus qu’une création de poste, Laurent Berger va donc prendre les commandes d’une structure totalement nouvelle, dénommée "L’Institut Crédit Mutuel Alliance Fédérale". Celle-ci sera directement rattachée à la direction générale et confiée à l’ancien secrétaire général de la CFDT. Pour ce dernier, qui doit rejoindre le groupe le 15 septembre, la première mission sera de préfigurer cet institut afin qu’il soit opérationnel au printemps 2024. Un recrutement pas si étonnant que cela, Nicolas Théry, le président de la confédération nationale du Crédit Mutuel et de la Caisse fédérale de Crédit Mutuel ayant lui-même oeuvré au sein de la CFDT, en tant que secrétaire confédéral en charge des questions économiques auprès de Nicole Notat, de 2000 à 2002.
Outre ce nouvel institut et l’arrivée de Laurent Berger, Crédit Mutuel Alliance Fédérale compte élargir et renforcer sa gouvernance de différentes manières. En particulier, un conseil d’orientation générale et de réflexion, composé des présidents de fédérations de Crédit Mutuel Alliance Fédérale et de districts de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, a d’ores et déjà été créé. Avec pour rôle de "débattre des orientations stratégiques du groupe et préparer les sessions de la chambre syndicale et interfédérale", avec une première réunion qui s’est tenue le 11 septembre.
Au programme également, le resserrement des conseils d’administration des sociétés faîtières du groupe (Caisse Fédérale de Crédit Mutuel, Banque Fédérative du Crédit Mutuel, CIC, Banque Européenne du Crédit Mutuel, ACM VIE Mutuelle) "en vue de faciliter les travaux", indique le groupe.
Une BFI bientôt réorganisée
D’autres évolutions sont prévues au sein de l’organigramme. Le 1er janvier 2024, Daniel Baal, le directeur général de la Caisse Fédérale de Crédit Mutuel (société de tête du groupe Crédit Mutuel Alliance Fédérale), sera amené à prendre la présidence des conseils d’administration de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel et du CIC.
Dans le même temps, Isabelle Chevelard, présidente du directoire de Targobank, la filiale en Allemagne du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, assurera également celles de présidente du conseil de surveillance et des conseils d’administration du Groupe des Assurances du Crédit Mutuel "afin, notamment, d’assurer une bonne coordination du développement de la bancassurance en Allemagne", indique la banque mutualiste.
À la même date, Éric Charpentier sera nommé directeur général de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel et du CIC, tandis que Claude Koestner sera nommé directeur général délégué du CIC, prenant notamment la responsabilité des activités de réseau et des banques régionales.
Et, sous la supervision du directeur général du groupe, Eric Charpentier et Claude Koestner devront présenter d’ici l’été 2024 un projet d’organisation des activités de banque de financement et d’investissement du groupe d’une part, des activités de banque de réseau du CIC d’autre part. À l’issue du processus, Claude Koestner deviendra directeur général du CIC.
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