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Fonds d'investissements / Blackstone / Private equity

Fonds d'investissements
Blackstone / Private equity

L’avenir radieux du private equity selon Stephen Schwarzman / Pour le patron de Blackstone, le non coté vit un moment charnière

Les meilleurs jours du private equity sont à venir, estime Stephen Schwarzman, l'emblématique patron du fonds d'investissement américain Blackstone, pour qui les thématiques porteuses ne manquent pas. La transition énergétique, les infrastructures ou le marché secondaire en font assurément partie.
Stephen Schwarzman, le patron du fonds Blackstone, à l'IPEM 2023
Stephen Schwarzman, le patron du fonds Blackstone, à l'IPEM 2023

Stephen Schwarzman, le président co-fondateur de Blackstone, le numéro un mondial du capital-investissement, qui vient de franchir la barre des 1 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion, en est convaincu, le private equity n’est qu’au début de son envol. Le monde de l’investissement a atteint "un point pivot", a expliqué mardi celui qui est l’invité d’honneur du rendez-vous international du Private Equity (IPEM).

Pendant des décennies, tout bon investisseur avait pour réflexe d’investir dans des marchés actions qui n’ont fait presque toujours que monter. "C'est ainsi qu'est née l'industrie des fonds indiciels. Et ce secteur est monté en flèche parce qu'il suffisait de placer de l'argent dans des actions" pour s'enrichir, a rappelé devant l’auditoire d’investisseurs GPs et LPs le patron du célèbre fonds d’investissement, faisant un peu d’histoire.

Mais les chamboulements majeurs provoqués par la pandémie, et surtout la sortie de celle-ci, ont rebattu les cartes. En raison de l'inflation créée par le bond des dépenses observé après la pandémie et des taux d'intérêt devenus beaucoup plus élevés pour tenter de refroidir la machine économique, les actions ne sont peut-être plus l'actif ultime à privilégier. En comparaison, "la dette est certainement un moyen facile de faire de l'argent en rééquilibrant les opportunités d'investissement", a souligné Stephen Schwarzman, celui-ci de citer son "partenaire John Gray" (le numéro deux de Blackstone) pour qui nous vivons "l'âge d'or du crédit".

Les taux d’intérêt constituent bien évidemment une variable clé dans l’équation. Leur niveau monte de part et d’autre de l’Atlantique, tandis que la croissance ralentit en Europe. Si les banques centrales "continuent à augmenter les taux d'intérêt, cela augmentera la pression sur les banques", a logiquement rappelé le président co-fondateur de Blackstone. Ce qui ne pourra que bénéficier aux marchés privés, Stephen Schwarzman n’hésitant pas à qualifier le private equity " d’endroit merveilleux où il fait bon vivre", où les secteurs d’activités porteurs ne manquent pas. Il est en ainsi de la transition énergétique. D’ailleurs, "les Européens sont les premiers à parler d'investissements dans le domaine du climat et de l'énergie ", a-t-il souligné, tout en trouvant "fascinant " qu’un secteur où les projets fleurissent autant bénéficie encore d'assez peu de moyens financiers alors que les besoins sont énormes.

Autre thématique, les infrastructures qui "ont aussi un vrai coup à jouer " selon lui. "Une classe d'actifs très intéressante", dont la définition a considérablement évolué depuis l’origine. Il ne s’agit évidement plus aujourd’hui d’exploiter uniquement des ouvrages tels que des ponts. "L'on peut trouver des choses plus intéressantes", a rappelé Stephen Schwarzman, citant par exemple l’entreprise britannique de services aéroportuaires pour jets privés Signature Aviation, dans laquelle Blackstone a investi, et dont l’activité a connu une croissance énorme après la pandémie.

Le marché secondaire n’est certainement pas à délaisser non plus. En raison notamment du fameux effet dénominateur, le poids du private equity ne pouvant excéder un certain seuil dans le portefeuille financier global des LPs. "Les investisseurs institutionnels ont tellement gagné d'argent qu'ils ont soudain dépassé leur exposition prévue, l’un des moyens de résoudre le problème étant de vendre une partie de [cette] exposition". Un mouvement appelé à continuer à prendre de l’ampleur si l’on considère la taille croissante des encours en primaire.

Et la croissance du private equity ne se fera pas sans les investisseurs particuliers. La démocratisation du non coté est une tendance de long terme. "Il est inévitable que les investisseurs individuels veuillent obtenir le même type de performance que les clients institutionnels. Et c'est ce qu'ils font", a souligné le patron de Blackstone.

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