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Levées de fonds / Spark / Cleantech / hydrogène décarboné / Levée de fonds / i-Lab / Bpifrance

Levées de fonds
Spark / Cleantech / hydrogène décarboné / Levée de fonds / i-Lab / Bpifrance

Spark réalise un premier tour de table pour son hydrogène vert / La start-up lauréate du concours i-Lab de Bpifrance rend le carbone utile

Parmi les lauréats du grand prix, en 2022, du concours d’innovation de la banque publique d'investissement, la cleantech a bouclé sa première levée de fonds privés. Avec 4 millions d’euros de financements qui se répartissent entre la société de capital-risque Asterion et des subventions et des prêts, la start-up spécialisée dans l’hydrogène décarboné vise une première unité commerciale pour 2025. Le but : verdir l’industrie, tout en valorisant l’intégralité des intrants utilisés dans son processus de production.
CentraleSupélec - © Photo by Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
CentraleSupélec - © Photo by Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Pour sa première levée de fonds privés, la cleantech Spark a sécurisé 4 millions d’euros de financements. Un tour de table d’amorçage mené avec la société de capital-risque Asterion Ventures, qui a injecté 1,4 million d’euros de capitaux dans la jeune pousse française, fondée en 2022 par Erwan Pannier. Elle a également récolté 2,6 millions d’euros de subventions et de prêts.

Et cela, notamment grâce au concours d’innovation de Bpifrance i-Lab, dont Spark a obtenu le grand prix (avec d'autres consœurs) en 2022. "C’est une belle reconnaissance. Ceux qui gravitent dans nos secteurs d’activité reconnaissent ce label d’excellence, il représente donc un aspect intéressant en matière d’entrée en relation que ce soit au niveau des mécanismes de financement bancaires et de subventions ou à des niveaux industriels", nous souligne Patrick Peters, cofondateur et CEO de Spark, à l’occasion d’un entretien accordé à WanSquare.

 

Moins d’électricité et un carbone utile

 

Plus spécifiquement, c’est grâce à sa technologie de production d’hydrogène décarboné que la start-up fondée par Patrick Peters et Erwan Pannier s’est attiré les faveurs du jury du concours de la banque publique d’investissement. Car de fait, si cette alternative aux énergies fossiles n’émet aucun gaz à effet de serre lors de son usage, il reste que l'hydrogène est encore majoritairement produit par deux procédés un peu moins "vert". Soit le reformage vapeur d’un côté qui génère des émissions de CO2, ou bien par électrolyse de l’eau de l’autre côté, nécessitant une importante consommation d’électricité.

"Nous avons développé une technologie de plasmalyse nano-pulsée. Elle dissocie le méthane en hydrogène d’une part et en carbone d’autre part. Celui-ci est extrait sous forme solide. Le premier grand intérêt de notre technologie est que sa consommation en électricité est faible. Nous avons pour objectif de diviser par cinq le besoin en électricité par rapport à la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau. Le second grand intérêt est que le carbone extrait est par la suite transformé en matériau : une poudre très fine avec de multiples usages, dont le marché historique est celui du pneumatique. Mais il a également de nombreux usages industriels dans la construction, la cosmétique ou les batteries", explique Patrick Peters.

 

Deux produits différents

 

En clair, en plus d’avoir une consommation énergétique réduite, la technologie de Spark permet aussi de ne pas émettre de CO2, puisque le carbone est récupéré et solidifié. Selon Spark, elle pourrait donc répondre à la double problématique du coût de production de l’hydrogène et d’une énergie la plus verte possible. Et lui permettra, de plus, de proposer deux produits à la vente : l’hydrogène pour l’énergie et le carbone comme matériau.

Une technologie par ailleurs développée dans les laboratoires de CentraleSupélec, où la start-up a toujours ses quartiers. Les neuf collaborateurs de Spark y sont basés et l’entreprise est toujours abritée par l’accélérateur de la grande école, 21st. Grâce à ces financements, la jeune pousse poursuivra quatre objectifs : le renforcement de ses effectifs, l’investissement dans la R & D, la mise sur pied du premier démonstrateur et l’amorçage de la première phase d’industrialisation. La première unité commerciale est visée pour 2025. Avec, en fer de lance, l’idée de décarboner l’industrie. "Notre objectif est de valoriser 100 % de l’intrant. Le noir de carbone est à usage industriel, tout comme notre hydrogène décarboné, qui offre une réelle alternative à la combustion d’énergies fossiles et ouvre la voie à une industrie plus verte ", fait valoir Patrick Peters.

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