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Coface / Assureur-crédit
Coface tire son épingle du jeu dans le ralentissement économique / Une gestion rigoureuse et une stratégie qui paient
La combinaison du ralentissement économique et de la baisse de l’inflation n’est pas la meilleure pour les affaires de Coface. Ces deux phénomènes entrainent un net ralentissement du chiffre d’affaires des clients de Coface et donc des revenus de primes. Sans faire abstraction de ces vents contraires, l’ex-Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur a néanmoins traversé le troisième trimestre sans trop d’encombre, faisant la preuve d’un positionnement adapté pour absorber un contexte de récession lente.
Le chiffre d’affaires du spécialiste mondial de l’assurance-crédit et des risques commerciaux a certes plié sur les trois mois de juillet à septembre, reculant de 3,3%, à 458,1 millions d’euros, marquant une inflexion après un premier semestre où il avait progressé de près de 10%. Une performance d’ailleurs inférieure aux anticipations du consensus des analystes, qui tablaient sur 492 millions d’euros.
La rentabilité en revanche ne fléchit pas. Le résultat opérationnel courant s’inscrit en légère hausse de 1% par rapport à la même période de l’année dernière, à 89 millions d’euros, tandis que le bénéfice net, aidé par un taux d’imposition plus faible, grimpe de 19% sur un an, à 61 millions d’euros, dépassant l’un et l’autre les attentes, de 4% et 7% respectivement.
"Pour le reste, on note globalement une poursuite des tendances observées au premier semestre", observe le bureau de recherche Oddo BHF : la rétention client se maintient à un niveau record à 93,9% et les affaires nouvelles continuent à progresser. A 89 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2023, en hausse de 7 millions d’euros, elles retrouvent d’ailleurs un niveau proche de celui de l’avant Covid puisqu’elles avaient atteint 96 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2019.
Nouvelle phase du cycle
A côté de cela, le ratio combiné rapportant les primes aux sinistres progresse de manière contrôlée, s’établissant à 66% fin septembre, contre 65,7% à la même période de 2022. "Dans un environnement de hausse des défaillances d’entreprises, les mesures de prévention des risques du début d’année ont permis de contenir la sinistralité", a souligné Xavier Durand, le directeur général de Coface.
Quant aux perspectives, elles s’apprécient à l’aune d’un environnement qui va demeurer difficile. Coface anticipe toujours une croissance de l’économie mondiale modeste tant en 2023 (2,4%) qu’en 2024 (2,2%) et la poursuite de la décrue de l’inflation. Mais si le secteur de l’assurance-crédit confirme donc son entrée dans une nouvelle phase du cycle, caractérisée par une activité client plus faible et potentiellement temporairement négative, Coface reste bien armé pour y faire face. Outre une gestion rigoureuse des risques, la pertinence de la stratégie de Coface de développer des activités de services, peu consommatrices de capitaux et moins sensibles à la conjoncture, prouve son bien-fondé dans le contexte actuel. Pour preuve la croissance à deux chiffres des services d’informations (+14,7% à taux de change constant) enregistrée sur neuf mois.
Des qualités reconnues par les agences de notations. Confirmant il y a quelques jours sa note de long terme A+ de Coface, Fitch a fait part de sa confiance dans la capacité du groupe à résister aux conditions macroéconomiques plus faibles et à l'augmentation du risque de défaut des entreprises pour les 12 à 24 prochains mois. Fin septembre, Moody’s avait pour sa part relevé sa note de A2 à A1, soulignant le suivi renforcé et la gestion améliorée de l’exposition au risque de crédit du groupe, lui permettant de limiter la volatilité de ses résultats. Les deux agences soulignant le fait que Coface est très bien capitalisé, affichant un ratio de solvabilité de 192%, largement supérieur à la zone cible de 155% à 175% que le groupe s’est fixé.
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