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Start-up / deeptech / FranceDeeptech

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La deeptech s’unit dans une nouvelle association / Avec des thèmes précis dans son viseur, France Deeptech veut faire émerger des champions

Les start-ups spécialisées dans les technologies de rupture, les fonds d’investissement qui les soutiennent et les laboratoires de recherche où naissent leurs idées, ont décidé de jouer collectif. France Deeptech, l’association représentante de la deeptech française et européenne, a été lancée ce mercredi. Sa gouvernance est structurée, tout comme sa stratégie, qui s’organisera autour de thématiques propres à ce secteur.
(Photo by Mondolithic Studios / Novapix / Leemage via AFP)
(Photo by Mondolithic Studios / Novapix / Leemage via AFP)

La French Tech compte une nouvelle association verticale dans son paysage. Après France Fintech, rassemblant les start-ups innovant dans les services financiers, Ferme Digitale pour l’agriculture ou encore France Biotech pour les jeunes pousses du secteur de la biotech, est venu le tour des acteurs de la deeptech de s’associer pour soutenir l’émergence de leaders en la matière. France Deeptech, qui compte 120 membres (start-ups, fonds d’investissement ou laboratoires de recherche) en son sein, a été lancée ce mercredi.

Les objectifs sont clairs : accompagner, d’une part, les entrepreneurs développant des technologies de rupture pendant leur phase de création puis de déploiement. D’autre part, proposer aux pouvoirs publics des mesures pour favoriser leur financement, qui reste pour l’instant le principal frein à leur montée en puissance.

 

Des leviers d’actions identifiés

 

Pour ce faire, quatre groupes de travail ont été organisés autour de thématiques différentes. Le financement dans un premier temps, logiquement, afin de tenter de répondre à un besoin de fonds estimé à 12 milliards d’euros pour les start-ups deeptech entre 2024 et 2026 par le Boston Consulting Group (BCG). La seconde s’intéressera aux transferts de technologie, puisque les innovations deeptech sont en effet souvent issues de laboratoires de recherche. Ce groupe de travail cherchera donc à faciliter la concrétisation des recherches académiques.

Ensuite la réglementation du vivant sera aussi abordée, dans le but de proposer un encadrement cohérent pour les innovations proposant des solutions aux problématiques environnementales. Enfin, la facilitation des partenariats publics-privés sera l’objet du dernier groupe de travail, en charge de la commande publique. Ces quatre entités travailleront de concert avec les autorités publiques et le gouvernement afin que des mesures concrètes et pouvant être déployées rapidement puissent émerger.

Une feuille de route chargée, qui pourra donc s’appuyer sur 120 membres connaisseurs du secteur pour l’exécuter. Avec des start-ups tout d’abord, à l’instar du spécialiste des ordinateurs quantiques Pasqal, dont la levée de fonds de 100 millions d’euros en début d’année a marqué un record dans le secteur ou encore sa consœur quantique Alice et Bob. Mais aussi la licorne spécialisée dans la robotique Exotec, la jeune pousse opérant dans le spatial The Exploration Company ou la start-up proposant des solutions d’analyse de logiciel TrustInSoft.

 

Un bureau structuré

 

Autant de représentants de secteurs d’activité variés qui seront aussi accompagnés de fonds d’investissement spécialistes (en tout, ou en partie) dans la deeptech, tels qu’Omnes Capital, Jolt Capital, Supernova Invest ou encore Tikehau Capital. Enfin, France Deeptech comptera également parmi ses membres des laboratoires de recherche - notamment le CNRS, le CEA, l’Institut Polytechnique de Paris - ainsi que des partenaires, comme Bpifrance ou le BCG.

Pour chapeauter cette assemblée, l’association s’est aussi dotée d’un bureau. Il sera présidé par Michel de Lempdes, managing partner d’Omnes Capital. Il sera épaulé par quatre vice-présidents, soit les dirigeants respectifs des start-ups Cailabs et Tehtris Jean-François Morizur et Eléna Poincet, ainsi que des managing partners respectifs de SuperNova Invest et Jolt Capital, Régis Saleur et Jean Schmidt. "Nous sommes face à une véritable révolution industrielle, aux conséquences aussi importantes que celles du charbon, de l’électricité ou d’internet. Il est donc primordial que l’écosystème français, et a fortiori européen, se structure rapidement pour pouvoir rivaliser avec les autres puissances économiques qui nous entourent", a ainsi assuré le premier président de France Deeptech, Michel de Lempdes.

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