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COP 28 : le monde s’engage un peu plus vers la sortie des énergies fossiles / De longues négociations ont été nécessaires pour contenter l’ensemble des participants
"Le monde avait besoin de trouver une nouvelle voie". C’est de cette façon que le Sultan Al Jaber, président de la COP28, a qualifié, lors de son discours de clôture, l’accord trouvé entre les participants au sommet. Le fait saillant étant que pour la première fois le sujet d’une transition en dehors des énergies fossiles est évoqué dans un accord final d’une Conférence des Parties (COP).
Les hautes autorités européennes n’ont pas manqué de se réjouir des conclusions de la COP28 ; Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, estimant "qu’une partie essentielle de cet accord historique a été réalisée en Europe " et affirmant que " le monde entier a approuvé nos objectifs pour 2030". Elle espère désormais que " l’accord conclu aujourd’hui marque le début de l’ère post-fossile".
Consensus
Les dernières heures de négociations pour parvenir à rassembler l’ensemble des parties prenantes autour d’un texte commun se retrouvent dans les ambitions portées par ce dernier. Il y est notamment avancé que "la présidence de la COP28 a pris des mesures audacieuses et décisives pour aller au-delà du texte négocié", comme un aveu que l’accord actuel ne suffira pas en l’état pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
Le communiqué publié précise les points clés présents dans l’accord de Dubaï ; il est question notamment "d’un nouvel objectif spécifique visant à tripler les énergies renouvelables et à doubler l’efficacité énergétique d’ici à 2030". Pour y parvenir, le chiffre d’une mobilisation, à l’occasion de la COP 28, de "plus de 85 milliards de dollars de financement pour l’action climatique" est avancé. Cependant de nombreuses "réalisations du programme d’action, se situent en dehors du texte négocié ", et comprennent notamment la "déclaration des Émirats arabes unis sur l’agriculture, l’alimentation et le climat lors de la COP28" visant à intégrer l’agriculture et les systèmes alimentaires durables dans la réponse au changement climatique, qui n’a été approuvé que par 158 pays. La "déclaration des Émirats arabes unis sur le climat et la santé de la COP28", n’a quant à elle que reçu le soutien de 144 pays.
Cocorico
Du côté tricolore, Emmanuel Macron, président de la République, s’est félicité de cet accord jugeant qu’il "engage le monde dans une transition sans énergies fossiles, en triplant les renouvelables et en reconnaissant le rôle clé du nucléaire". Ce dernier point est particulièrement cher à ses yeux, lui qui se bat depuis des mois pour faire reconnaître l’énergie nucléaire française comme participant à la lutte contre le réchauffement climatique. Le ministère de la Transition énergétique va en ce sens en arguant que " pour la première fois, le texte mentionne à plusieurs reprises la contribution de l’énergie nucléaire à la lutte contre le changement climatique. C’est une reconnaissance historique et une victoire diplomatique pour la France".
La France se targue également de ne pas abandonner les États n’ayant pas les moyens de financer leur transition écologique : elle abondera jusqu’à 100 millions d’euros au fonds de réponse aux ‘pertes et préjudices ‘, qui "a été adopté dès le premier jour de la COP28 avec des premières contributions totalisant plus de 700 millions de dollars ".
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