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L’offre de Ripplewood définitivement écartée par le conseil d’administration d’Orange Bank / Les discussions avec BNP Paribas suivent leur cours
Elle sera finalement tombée à l'eau. "Après avoir analysé attentivement l’offre de Ripplewood/IrisFinancial, notamment au travers de sa capacité à garantir la pérennité de l’activité et de l’emploi, le conseil d’administration d’Orange Bank a décidé à l’unanimité de ne pas donner suite à l’offre de reprise et a confirmé privilégier le projet de fermeture de la banque", nous indique en effet aujourd’hui Orange Bank. La filiale bancaire de l’opérateur télécoms historique a donc décidé de décliner la proposition de reprise ferme que le fonds d’investissement américain avait mise sur la table au mois de décembre.
Plusieurs points auraient poussé l’entreprise à l'écarter. D’une part, c’est tout d’abord le business plan proposé qui aurait manqué de substance. En son sein, des hypothèses de croissance optimistes, notamment quant à une augmentation de l’acquisition de clients dans un marché fortement concurrentiel et sans augmentation significative des moyens à y consacrer. Et qui manqueraient ainsi de réalisme. D’autre part, la proposition du fonds de garantir les emplois des salariés d’Orange Bank pendant deux années aurait aussi laissé le Conseil d’administration sceptique.
Trouver une solution pour les salariés
Elle serait entre autres à mettre en relation avec le succès de ce business plan jugé donc peu solvable, donnant l’avantage à un projet de fermeture de la banque en ligne menée par la maison elle-même. "Dans ce contexte, le parcours social avec les représentants du personnel se poursuit afin de définir les meilleures conditions d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi. Nous avons à cœur de mener un processus exemplaire qui permettra à chacun de trouver une solution", insiste de son côté Orange Bank.
Enfin, dernier point mais non des moindres. L'offre a été déposée au travers de la SPAC (Special Purpose Acquisition Company) IrisFinancial, cotée à Amsterdam. Sauf que cette SPAC est domiciliée aux îles Caïmans. Sans grande transparence sur ses investisseurs et au regard des exigences réglementaires qui incombent au secteur bancaire européen, cela aurait aussi pu peser dans la balance.
De retour
Cette offre n’était pas inconnue d’Orange Bank. Ripplewood avait déjà tenté de s’intéresser au dossier. Mais cette nouvelle offre, similaire à la première, avait l’obligation d’être examinée dans le cadre de la loi Florange. Elle oblige en effet les entreprises de plus de 1 000 salariés à chercher un repreneur en cas de fermeture d’activité. C’est finalement bien l’option d’une fermeture de la banque en ligne et d’un transfert de ses clients à BNP Paribas qui aura été préférée.
Si les discussions avec la banque n’ont pas été arrêtées par l’examen de cette offre de reprise (les deux procédures étant décorrélées), celles-ci pourront sereinement suivre leur cours. Dans le détail, elles concernent le référencement des clients d’Orange Bank. Ils ne pourront pas être directement transférés à la banque en ligne de BNP Paribas, Hello Bank !. Mais les quelque 478 000 clients d’Orange Bank recensés à fin 2022 en France et en Espagne pourraient recevoir un geste commercial s’ils décidaient d’ouvrir un compte chez Hello Bank !, avec par exemple des offres de bienvenue. "Nous continuons à travailler avec les équipes d’Hello Bank ! sur le projet d’accord de référencement avec l’ambition de faire bénéficier à nos clients de la meilleure offre possible", nous fait valoir Orange Bank. L’objectif reste pour l’instant de trouver un accord d’ici à la fin du premier trimestre de 2024.
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