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Fusions, Acquisitions / Saint-Gobain

Fusions, Acquisitions
Saint-Gobain

Saint-Gobain confirme avoir l’acquisition de CSR Limited en vue / Un modèle d'affaires aligné pour mettre le cap sur l'Australie

Le géant des matériaux de construction a approché le conseil d’administration de son confrère australien, CSR Limited, avec une offre indicative non contraignante pour acquérir la totalité de son capital. Une manière de réunir deux groupes partenaires et qui pourrait représenter de nouvelles opportunités de développement. Saint-Gobain reste pour l’instant en train de conclure sa "due diligence".
Saint-Gobain (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
Saint-Gobain (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

Saint-Gobain a une cible dans son viseur. Il s’agit de CSR Limited, leader australien des matériaux de construction, coté à la Bourse australienne. Le géant français a en effet annoncé aujourd’hui avoir approché le conseil d’administration de l’entreprise avec une offre indicative non contraignante, en vue d’acquérir la totalité du capital de CSR par le biais d’un schéma d’arrangement. Le tout à un prix de 9 dollars australiens par action, soit environ 5,46 euros. Cela porterait donc le prix de la transaction à près de 2,6 milliards d’euros.

Une opération finalement logique pour Saint-Gobain, qui a précisé qu’une combinaison avec CSR serait "attrayante pour les deux groupes, tirant parti de leur partenariat de longue date avec des modèles d’affaires similaires, une proximité culturelle et des opportunités de développement". De quoi s’aligner sur la stratégie de Saint-Gobain, tant en matière de construction durable qu’en ce qui concerne l’opportunité d’entrer sur le marché australien.

 

En complément ?

 

De fait, le groupe dirigé par Benoit Bazin est bien actif en matière d’acquisitions. Plus de 200 opérations de M&A ont été conclues sur les cinq dernières années, dans l’optique de se développer sur des segments de marché porteurs. Et notamment dans la chimie de construction pour développer des solutions innovantes et durables. Ou, encore, pour se développer dans des zones géographiques à fort potentiel de croissance.

"Saint-Gobain capitalise aujourd’hui 34,8 milliards d’euros pour une dette nette anticipée en 2023 de 6,7 milliards d’euros, de sorte que le rachat de CSR serait plutôt une opération de complément qu’une acquisition structurante", pointe de son côté Invest Securities. Si le pensionnaire du CAC 40 ne publie ses résultats de 2023 que le 19 février prochain, nul doute qu’ils devraient faire état d’un bilan solide et récolter, à nouveau, les fruits de son virage stratégique.

De 2018 à 2022, la dette nette a été ramenée de 11,2 milliards d’euros à 8,2 milliards d’euros et le ratio dette nette sur excédent brut d’exploitation de 2,4 fois à 1,2 fois. Quant au free cash flow, il a été multiplié par trois sur la période pour atteindre 3,8 milliards d’euros en décembre 2022.

 

Le marché sera informé en temps et en heure

 

L’offre de Saint-Gobain reste pour l’instant soumise à une "due diligence" confirmatoire ainsi qu’à la signature de la documentation juridique définitive relative à la transaction, elle est conditionnée à la satisfaction des conditions usuelles (autorisations réglementaires et approbation des actionnaires de CSR), a rappelé Saint-Gobain.

Le conseil d’administration de l’entreprise australienne a en tout cas annoncé avoir décidé de poursuivre l’offre au prix convenu de 9 dollars australiens par action. Mais "aucune transaction n’est assurée à ce stade et Saint-Gobain tiendra le marché informé de l’évolution de la transaction conformément aux règles applicables", a souligné le groupe. L’annonce n’a pas suscité d’enthousiasme particulier à la Bourse de Paris. À l’inverse, à l’action CSR a bondi de 17 % après que l’agence Bloomberg a fait fuiter l’information.

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