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Dirigeants, gouvernance / Hopium / Stéphane Rabatel

Dirigeants, gouvernance
Hopium / Stéphane Rabatel

La présidence d’Hopium change de nouveau de mains / Stéphane Rabatel, expert en automobile et hydrogène, prend le relais de Sylvain Laurent

Alors qu’il avait été nommé président-directeur général de l’entreprise en septembre dernier, Sylvain Laurent cède son siège à Stéphane Rabatel. Une nomination s’inscrivant "dans le cadre de l’exécution du pivot stratégique", a précisé Hopium à l’occasion de l’annonce, à savoir celui de développer un système de piles à combustible hydrogène. Stéphane Rabatel, déjà bien rodé au secteur d’activité du groupe, pilotera donc l’exécution de sa feuille de route.
Stéphane Rabatel, président-directeur général d'Hopium (© profil LinkedIn de Stéphane Rabatel)
Stéphane Rabatel, président-directeur général d'Hopium (© profil LinkedIn de Stéphane Rabatel)

La valse de la gouvernance chez Hopium se poursuit. Alors qu’elle est en phase de développement de son système de piles à combustible hydrogène et qu’un tournant stratégique a été amorcé, l’entreprise a (encore) annoncé la nomination d’un nouveau président-directeur général. Il s’agit de Stéphane Rabatel, en provenance d’Inocel. Une société qu’il dirigeait depuis 2022 et où il avait porté un projet de piles à combustible à forte puissance. Cet ingénieur de formation, diplômé de l’Université de Queensland et de l’ENSTA Paris, possède une expérience industrielle notable, tant dans l’automobile que l’hydrogène.

En effet, après avoir entamé sa carrière chez EDF puis rejoint Airbus en qualité de chef de projet, il avait ensuite signé son entrée chez Renault. Au fil de neuf années passées chez le constructeur automobile, Stéphane Rabatel avait entre autres animé la réflexion stratégique du groupe sur l’ensemble de sa gamme électrique. Et notamment au poste de responsable de la stratégie haut de gamme et chef de produit de la nouvelle Megane, où il avait ainsi chapeauté ce qui sera devenu la Megane E-tech.

 

Une expérience de l’innovation

 

Stéphane Rabatel avait ensuite intégré différents partenaires du groupe à des fonctions de direction de l’innovation. Tout d’abord chez Safran Engineering, comme directeur de la Business Unit Mécanique, puis au sein de la start-up Vedecom Tech, "fer de lance en matière d’innovation de l’Institut français de Transition Energetique VEDECOM Tech dédié aux mobilités de demain", a souligné Hopium à l’occasion de l’annonce. Avant, donc, de rejoindre Inocel. À noter qu’en parallèle Stéphane Rabatel contribue aussi, depuis 2023, en tant qu’expert aux Comités d’Engagement et de Suivi de la Stratégie Nationale pour le Développement de l’Hydrogène Décarboné en France, relatifs au plan public France 2030.

"Cette évolution de la gouvernance s’inscrit dans le cadre de l’exécution du pivot stratégique initié par le groupe sous la présidence de Sylvain Laurent afin de développer un système de pile à combustible hydrogène dédié en priorité au secteur de la mobilité lourde", a ainsi expliqué Hopium. Alors qu’il était déjà directeur général de l’entreprise, ce dernier avait aussi été nommé président du conseil d’administration d’Hopium au mois de septembre dernier, succédant ainsi à Alain Guillou… six mois après que celui-ci avait pris le relais de l’ancien ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari, lui-même resté à ce poste moins d’une année. Des évolutions de gouvernance donc fréquentes, tandis que la stratégie du groupe se meut sur fond d’actualités rythmées.

 

Une période d’observation mise à profit

 

Car pour mémoire, la start-up fondée par l’ancien vainqueur des 24 heures du Mans, Olivier Lombard, avait annoncé en juillet dernier avoir été placée sous une procédure de redressement judiciaire. En cause, des coûts qui avaient pris le pas sur des lancements commerciaux qui tardaient à se faire connaître. Sous la protection du Tribunal de commerce de Paris et avec le soutien de son partenaire financier Atlas Special Opportunities, le groupe avait finalement décidé de se concentrer sur son projet de piles à combustible, mettant ainsi celui de la berline à hydrogène Machina de côté. La période d’observation de la juridiction avait été bénéfique pour le groupe. Sur ce laps de temps, Hopium avait notamment annoncé être entré en discussions avancées avec un groupe chinois. Des pourparlers qui devraient pouvoir aboutir sur un partenariat capitalistique et industriel.

De quoi rassurer les investisseurs de l’entreprise et cette dernière par la même occasion, puisqu’un tel accord lui permettrait de finaliser le développement de son système de piles au stade TRL 9 (celui qui valide une mise en service réussie), de prendre le relais de son partenaire financier actuel, d’assainir ainsi ses comptes et de financer la construction d’une première usine pilote. Mais aussi d’accéder plus facilement au marché chinois, qui représente un potentiel non négligeable en matière d’hydrogène. Au terme de la période initiale d’observation qui lui avait été accordée par le Tribunal de commerce, celle-ci avait d’ailleurs finalement été prolongée (de six mois, à nouveau). Une période qui court désormais jusqu’à la mi-juillet prochain. 

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