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Dirigeants, gouvernance / Hopium / Sylvain Laurent / hydrogène / Start-up / nomination / Président/Directeur général

Dirigeants, gouvernance
Hopium / Sylvain Laurent / hydrogène / Start-up / nomination / Président/Directeur général

Hopium change à nouveau de président / Le périmètre du directeur général Sylvain Laurent s'élargit

Le directeur général de la start-up spécialisée dans les voitures à hydrogène a été nommé à la présidence du conseil d'administration d'Hopium ce lundi. Un changement qui intervient quelques mois après le précédent. La stratégie du nouveau P.-D.G. est claire : accélérer le développement de la pile à combustible de l'entreprise, alors que celle-ci reste en proie à d'importantes difficultés financières. 
Hopium Machina (Photo by Eric PIERMONT / AFP)
Hopium Machina (Photo by Eric PIERMONT / AFP)

La présidence d’Alain Guillou chez Hopium n’aura duré qu’un temps. Moins de six mois après avoir pris la succession de l’ancien ministre des Transports d’Emmanuel Macron Jean-Baptiste Djebarri, le président du conseil d’administration (CA) de la start-up spécialisée dans les voitures à hydrogène a cédé son siège à Sylvain Laurent, a annoncé l’entreprise ce lundi.

C’est donc l’actuel directeur général de l'entreprise surnommée le "Tesla à la française", qui reprendra les rênes du CA d’Hopium. Sa nomination reste toutefois conditionnée à l’approbation de la prochaine assemblée générale ordinaire et concernera la durée du mandat restant à courir d’Alain Guillou.

Un nouveau changement de gouvernance, donc, qui intervient alors l’entreprise a annoncé avoir été placée sous une procédure de redressement judiciaire à la fin du mois de juillet. Elle a été ouverte au bénéfice de la société pour une période initiale de six mois, courant jusqu’au 19 janvier 2024 et pourra être renouvelée pour une période de six mois à nouveau. Elle vise ainsi à placer Hopium sous la protection du Tribunal de commerce de Paris, qui a gelé toutes ses dettes antérieures au 19 juillet. Celles-ci devraient être remboursées dans le cadre du plan de continuation que la société soumettra au Tribunal lors de cette première période d’observation.

 

Des charges pesantes

 

La start-up fondée par l’ancien vainqueur des 24 heures du Mans, Olivier Lombard, est en effet en proie à de lourdes difficultés financières. Au titre de l’exercice 2022, sa perte nette s’était creusée à 24 millions d’euros, contre 8 millions d’euros l’année précédente.

De fait, puisque la pile à combustible et la berline à hydrogène "Machina" d’Hopium ne sont pas encore sur le marché, la société ne dégage pas encore de chiffre d’affaires. Sans rentrée significative de revenus, la start-up a de plus augmenté ses effectifs au cours de l’exercice passé. Faisant, ainsi, grimper ses charges de personnels à 13,5 millions d’euros : soit une hausse de près de 310 % sur un an.

Déjà, au mois d’avril, Hopium avait choisi de se concentrer sur le développement de sa technologie de pile à hydrogène. De quoi espérer engranger davantage de revenus à court terme. En marge de l’annonce de son placement sous redressement judiciaire, l’entreprise avait par ailleurs annoncé qu’elle continuerait à bénéficier du soutien de son partenaire financier Atlas Special Opportunities. Afin, donc, de poursuivre plus encore son projet de pile à combustible.

 

Cap sur la suite

 

Une stratégie que le nouveau président-directeur général d’Hopium, Sylvain Laurent, a tenu à souligner à l’occasion de sa nomination. "La pile à combustible développée par Hopium fait partie de ces technologies capables de démocratiser l’accessibilité aux moyens de transport électriques à hydrogène. C’est pourquoi nos équipes demeurent entièrement mobilisées pour finaliser son développement jusqu’au niveau de prototype TRL 6 qui permettra, avant sa commercialisation, de démontrer toute sa maturité technologique", a-t-il ainsi déclaré par voie de communiqué.

Pour rappel, Sylvain Laurent est administrateur d’Hopium depuis 2021. Cet ingénieur de formation a débuté sa carrière chez IBM, en qualité de directeur des ventes et des services. S’ensuivra, après douze années passées dans la multinationale américaine, un passage chez PCO Innovation (une entreprise spécialisée dans les technologies de gestion du cycle de vie des produits) et une expérience chez Siemens, il rejoindra Dassault Systèmes. 

"Sa contribution significative à la mondialisation de Dassault Systèmes, où il est devenu président de la zone Asie-Océanie, a été cruciale pour hisser cette région au rang de contributeur majeur au chiffre d’affaires de l’entreprise, lui valant ainsi le prix Magnolia du gouvernement de Shanghai en 2019", a indiqué Hopium. Il sera d’ailleurs nommé Chairman et vice-président exécutif du groupe Dassault Systèmes en 2022 avant de rejoindre, cette même année, Hopium en qualité de directeur général. Poste qu’il occupait donc avant de voir ses responsabilités élargies en début de semaine.

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