Macro-économie / Taux / commission européenne / Ursula von der Leyen / hydrogène
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commission européenne / Ursula von der Leyen / hydrogène
Le verdoyant discours d’Ursula von der Leyen
Au côté des mesures prises par la Banque centrale européenne (BCE), le plan de relance est l’un des événements de politique économique majeurs dans la lutte contre la crise sanitaire de la Covid-19 au sein du Vieux continent. En effet, de l’avis de beaucoup, l'injection de 750 milliards d’euros sur lequel se sont entendus les Vingt-sept va changer la donne pour l’Europe à court et long termes. Ce fut l’un des sujets évoqués par Ursula von der Leyen dans son discours face aux députés du Parlement européen.
Le plan de relance européen post-Covid de 750 milliards d'euros baptisé "NextGenerationEU", dont 390 milliards iront aux Etats européens sous forme de subventions, sera financé à 30 % par l’émission d’obligations vertes, a annoncé Ursula von der Leyen. "Nous sommes les leaders mondiaux de la finance verte et le plus grand émetteur d'obligations vertes dans le monde. Nous faisons œuvre de pionnier en élaborant une norme de l'UE solide en matière d'obligations vertes", a-t-elle expliqué lors de son discours. "Les investisseurs auront un rôle essentiel à jouer (…) cela permettra de dynamiser le marché européen des obligations vertes", selon David Czupryna, responsable du développement ESG chez Candriam. Un marché qui, selon le Fonds monétaire international, pesait 590 milliards de dollars à fin août 2019, soit seulement environ 1 % de l’encours mondial d’obligations.
Par ailleurs, cela se confirme la présidente de la Commission européenne fait définitivement de l’hydrogène l’un des points saillants du plan de relance budgétaire. En effet, elle a indiqué souhaiter la création de "nouvelles vallées européennes de l'hydrogène" afin de "moderniser nos industries, alimenter nos véhicules et redonner une nouvelle vie aux zones rurales". Ce qui fait dire à David Czupryna qu’après "plusieurs faux départs, l'engagement en faveur de l'hydrogène pourrait signifier que cette forme d'énergie prendrait enfin son essor. Jusqu'à présent, le principal défi a été la disponibilité de suffisamment d'énergie renouvelable de réserve pour produire de l'hydrogène ‘vert’".
Enfin, l’Allemande s’est voulue particulièrement ambitieuse concernant les objectifs de réductions des émissions de gaz effet de serre. Alors que l’objectif est présentement fixé à -40 %, afin de parvenir à la neutralité carbone en 2050, la Commission européenne propose de viser une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre de l'Union européenne en 2030 par rapport au niveau de 1990. Bien qu’elle reconnaisse que ce nouvel objectif pourrait mettre en difficulté certains secteurs économiques, elle prend le pari que " notre économie et notre industrie peuvent y faire face". Après tout, les émissions européennes ont décru d'un quart en trente ans, quand le Produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 60 % dans le même temps.
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