Politique européenne / Ursula von der Leyen / commission européenne
Politique européenne
Ursula von der Leyen / commission européenne
Les mots d'Ursula von der Leyen
À 9 heures ce matin, la nouvelle Commission européenne par la présidente élue Ursula von der Leyen était présentée aux députés, suivit d'un débat de près de deux heures. Le vote, qui s'est avéré positif a ensuite été suivi d'une déclaration de la Présidente devant les membres du Parlement européen. La Commission von der Leyen a obtenu une majorité de 461 voix, contre 157 et 89 abstentions après que les parlementaires ont respecté une minute de silence en hommage aux 13 soldats français décédés d'un accident entre deux hélicoptères au Mali.
"Nous sommes, il y a exactement trente ans, le 27 novembre 1989. Cette grève générale, historique, d'une durée de deux heures, organisée au beau milieu de la Révolution de velours a vu des milliers de personnes, de Prague à Bratislava, prendre part à une magnifique vague pacifique de liberté, de courage et d'unité. À mes yeux, ces deux heures constituent l'essence même de ce que l'Union européenne a toujours représenté." C'est ainsi que la nouvelle présidente a choisi de commencer son discours à Strasbourg, citant peu après Vaclav Havel, "Œuvrons à faire avancer une cause parce qu'elle est juste, et non uniquement parce qu'elle a une chance d'aboutir", puis de remercier Jean-Claude Juncker, "un grand européen" qui "a consacré tout son coeur, toute son âme et toute sa vie à notre Union".
La nouvelle élue est ensuite revenue sur les nouveaux membres de sa Commission, notamment Frans Timmermans, pour le pacte vert et Phil Hogan, pour veiller à ce que les accords commerciaux comprennent un chapitre sur le développement durable. La présidente a également cité Thierry Breton, disant qu'elle n'imaginait pas une personne plus compétente que lui pour concevoir une stratégie en matière de données. La femme a salué les compétences de Johannes Hahn pour que le budget de l'Europe soit considérablement modernisé. "Nous devons garantir que les investissements peuvent parvenir là où ils sont nécessaires en achevant l'union des marchés des capitaux", a-t-elle ajouté. Et de nommer Valdis Dombrovskis pour mener à bien son achèvement.
Pour ce qui est des défis de la migration, "les gens attendent de l'Europe qu'elle apporte des solutions communes à ce défi [...] C'est une question qui nous a divisés mais sur laquelle nous devrions aller de l'avant. Nous devons trouver des solutions qui soient valables pour tous", a expliqué la présidente citant peu après Margaritis Schinas et Ylva Johansson. Et de terminer son discours par : "Mettons-nous au travail, afin de pouvoir dire dans trente ans : Vive l'Europe, es lebe Europa, long live Europe."
C'est donc avec soulagement que se termine cette matinée pour Ursula von der Leyen qui pourra enfin "se mettre au travail" après avoir attendu le dénouement de plusieurs affaires dont elle se serait bien passée. Son entrée en fonction a de fait été retardée d'un mois au 1er décembre à cause du rejet de trois candidats, dont la Française Sylvie Goulard. Entre des candidats commissaires retoqués, un Brexit toujours en attente et des intitulés de portefeuille polémiques, l'accouchement de l'équipe de l'ancienne ministre de la Défense d'Angela Merkel aura été laborieux, mais ça y est, le nouvel exécutif européen qui compte 26 commissaires plus la présidente, est fin prêt.
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