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Politique européenne / Ursula von der Leyen / commission européenne / Sylvie Goulard

Politique européenne
Ursula von der Leyen / commission européenne / Sylvie Goulard

Que dire de la nouvelle équipe von der Leyen ?

La présidente élue Ursula von der Leyen a présenté sa nouvelle équipe pour la prochaine Commission. Les cordonniers européens sont décidément parfois les plus mal chaussés. 
Ursula von der Leyen (Crédits : DR)
Ursula von der Leyen (Crédits : DR)

Ça y est. L'Allemande Ursula von der Leyen a distribué les rôles des vingt-six membres de son équipe pour les cinq années à venir. D'abord, le nouveau Collège comptera huit vice-présidents, dont trois ayant un pouvoir exécutif, pour épauler la future présidente qui doit entrer en fonction le 1er novembre prochain. Le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans récupère le délicat portefeuille du climat, et nous retrouvons la danoise Margrethe Vestager au numérique et à la concurrence. Le Letton Valdis Dombrovskis sera quant à lui le commissaire pour les services financiers. 

La première femme à diriger la Commission européenne a déjà tenu l'une de ses promesses en constituant une équipe paritaire. Par ailleurs, Ursula von der Leyen s'est grandement inspirée de la Commission précédente puisque huit anciens de la team Juncker reviennent cette année. Parmi eux, l'Irlandais Phil Hogan assumera le portefeuille du commerce après avoir suivi celui de l'agriculture, tandis que l'Autrichien Johannes Hahn sera chargé du budget et de l'administration.

Pour ce qui est des nouveaux, la Française Sylvie Goulard, bien sûr, arrive sur les bancs du Collège. Ce qui est étonnant en revanche, ce sont les sections qui lui sont attribuées. Elle hérite à la fois de la politique industrielle et du marché unique du numérique. Mais aussi de la nouvelle direction générale de l'industrie. L'énarque, également connu pour son passage éclair au ministère des Armées hérite de la défense. Mais encore de l'espace. Un coup habile de la part du Président Emmanuel Macron, qui avait été le premier chef d'Etat étranger à rendre visite à la présidente récemment élue de la Commission européenne, qu'il avait dépeinte comme le nouveau visage de l'Europe.

Si l'on poursuit sur les attributions surprenantes, il y a celle de l'italien Paolo Gentiloni, ex-Premier ministre, qui reprend le portefeuille de Pierre Moscovici "Économie et Finances". C'est dire si les cordonniers européens sont souvent les plus mal chaussés. Mais ce sera en tout cas une place stratégique pour le social-démocrate qui doit relancer un pays à l'arrêt, et qui pourrait, de sa place privilégiée, espérer davantage de souplesse de la part de Bruxelles sur les finances publiques italiennes.

Lors de l'étape suivante, l'ensemble du Collège des commissaires, y compris le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, également vice-président de la Commission européenne, sera soumis à un vote d'approbation du Parlement européen. Sylvie Goulard est encore soupçonnée à ce stade d'être impliquée dans l'affaire des emplois fictifs présumés des assistants parlementaires. Mais ce qui pourrait lui porter également préjudice, c'est son poste de conseillère spéciale au sein de l'Institut Berggruen, une fonction rémunérée plus de 300.000 euros sur l'ensemble des 27 mois lors desquels elle a cosigné deux rapports d'une quinzaine de pages chaque. 

L'avenir proche nous dira si le Parlement européen innocente Sylvie Goulard. En tout cas, c'est bien vers moins de bureaucratie que la présidente de la Commission européenne a dit vouloir se diriger, en commençant par éliminer des réunions les documents papiers, et supprimer un ancien règlement dès lors qu'un nouveau est érigé.

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