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Hopium / Gouvernance / nomination
Hopium veut passer à la vitesse supérieure / Deux poids lourds intègrent sa gouvernance
On la surnomme la "Tesla à la française". La société Hopium, constructeur de berline haut de gamme à hydrogène, créée en 2019, par l’ancien vainqueur des 24 heures du Mans, Olivier Lombard, se dit prête à préparer le cap de la commercialisation de son concept de la Machina, basé sur la pile à combustible, et prévue en 2025.
Déjà dotée, entre autres, de deux lignes de financement robustes (l’une de plus de 21 millions d’euros conclue avec la société Atlas Special Opportunities et l’autre signée avec la société LDA d’un montant brut maximum de 50 millions d’euros), l’entreprise cotée sur Euronext Growth vient de procéder, dans cette optique, à un renforcement de sa direction.
Ainsi, Olivier Lombard laisse la direction générale de la société à Sylvain Laurent pour devenir directeur général adjoint. Philippe Baudillon est quant à lui nommé directeur général délégué d’Hopium. Deux arrivées d’envergure qui mêlent à la fois technicité et influence, de quoi favoriser le développer de la start-up.
Sylvain Laurent n’est pas inconnu chez Hopium puisqu’il en est l’un des administrateurs depuis décembre 2021. Cet ingénieur, diplômé de l’école nationale de Metz (ENIM), possède une solide expérience technologique et industrielle. Il a notamment occupé plusieurs postes de direction au sein de grandes sociétés françaises et internationales tout au long de sa carrière telles que directeur des ventes et des services en 1986 chez IBM ou encore chez Siemens à partir de 2006. Surtout, il était depuis 2008 executive vice-président chargé de soutenir le développement de la région Asie et en charge du réseau commercial mondial de Dassault Systèmes depuis 2008.
De son côté, le nouveau directeur général délégué, Philippe Baudillon, pourra faire profiter Hopium de son vaste réseau. Président du Racing Club de France depuis décembre 2021, cet énarque diplômé de Sciences Po Paris, titulaire d’un DEA en sociologie, est diplomate. Il a, en effet, effectué toute la première partie de sa carrière au sein de la haute fonction publique. Il fut notamment conseiller des affaires internationales en 1987 au cabinet du ministre délégué, chargé des Transports, Jacques Douffiagues, avant d’être nommé, un an plus tard, sous-directeur des droits de l’homme à la direction des affaires juridiques au ministère des Affaires étrangères. En 1993, il rejoint Matignon en qualité de conseiller diplomatique adjoint d’Edouard Balladur.
Mais ce passionné de sports - il défendit la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 1992 et de 2012- est également un homme d’affaires. Il a fondé SIMA International en 1990, société spécialisée dans l’organisation d’évènements sportifs et de l’audit d’organisation du sport. Il s’est également intéressé aux médias, il fut en 1994 président-directeur général de CFI (Canal France International), agence française de coopération médias, chaîne de télévision internationale et banque de programmes pour les diffuseurs, avant de diriger le laboratoire Oenobiol à partir de 1998. Six ans plus tard, Patrick de Carolis lui propose le poste de directeur général de France 2 qu’il accepte. Il quittera finalement la chaîne en 2008 pour diriger Clear Channel France, dont il deviendra le président-directeur général en 2020. Il a également fondé l’année dernière, OOH Capital, une agence de conseil internationale spécialisée dans les médias.
Rappelons que depuis le mois de juin dernier, l’ancien ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, s’est reconverti chez Hopium où il est devenu président du conseil d’administration.
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