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monnaie fiduciaire; Zone euro; choix

Macro-économie / Taux / BCE / fracture / Numérique

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BCE / fracture / Numérique

La BCE n’adhère pas à l’idée d’une fracture numérique sur les paiements / Nombre d’Européens continuent à faire le choix du cash

L’institution souligne que la zone euro se distingue d’autres sphères économiques, avec une grande majorité de la population, 75 %, qui continuait à faire usage de la monnaie fiduciaire en 2022. Un chiffre bien plus important que les 20 % d’entre eux qui a un accès limité à au moins un outil de paiement numérique.  
La monnaie fiduciaire continue à être plébiscité par nombre d'Européens. Jonathan Raa / NurPhoto / NurPhoto via AFP
La monnaie fiduciaire continue à être plébiscité par nombre d'Européens. Jonathan Raa / NurPhoto / NurPhoto via AFP

"Une option de paiement viable, efficace et sécurisée". C’est une des explications retenues par le bulletin économique de la Banque centrale européenne (BCE) pour expliquer la résilience de l’usage de l’argent liquide face à la montée en puissance des moyens de paiements numériques. Les auteurs de l’article jugent ainsi que "bien que certaines personnes puissent avoir du mal sur le plan numérique, ce serait une erreur de croire que parce que certains groupes moins numérisés dépendent de l’argent liquide, tous les utilisateurs de liquidités sont nécessairement moins numérisés ".

La révolution promise par la démocratisation rapide des paiements rapides n’aurait donc pas eu lieu sur le Vieux continent. Tout particulièrement en raison d’une "persistance d’habitudes liées aux espèces, même au cours de chocs externes tels que la pandémie" combinée à "l’influence apparemment faible de la présence bancaire physique perçue sur le fait de posséder des moyens de paiement numériques", le tout "illustr[ant] la complexité des comportements financiers".

 

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Pour autant si la dominance de l’utilisation du cash demeure, les membres de la BCE ne sont pas dupes des transformations en cours et mettent davantage l’accent sur la vitesse de cette dynamique. Ils soulignent ainsi que "l’Eurosystème s’engage non seulement à préserver les liquidités en tenant compte de ces circonstances variées, mais aussi à améliorer l’écosystème des paiements ". Ce qui pousse les auteurs à évoquer " l’exploration des options pour un euro numérique". Une approche pensée pour "renforcer la résilience et la diversité dans le paysage financier, en veillant à ce que toutes les préférences de paiement soient prises en compte dans la zone euro".

Un argumentaire qui est censé refléter "une réalité plus nuancée dans la zone euro où l’argent liquide reste partie intégrante des options numériques ". Le bulletin économique est bien conscient qu’une majeure partie des habitants de la zone euro continuent à utiliser fréquemment de l’argent liquide, " ce qui indique que la division n’est pas aussi claire que cela est souvent sous-entendu". Cette partie de la population n’en demeure pas moins en baisse selon l’exploitation des données " de l’enquête de la BCE intitulée Study on payment attitudes of consumers in the euro area (SPACE)", cette dernière établit que "la proportion des transactions effectuées en espèces dans les points de vente a nettement diminué, passant de 79 % en 2016 et 72 % en 2019 à 59 % en 2022".

Un phénomène que n’explique pas totalement l’étude puisque celle-ci argue également que " les raisons de l’utilisation persistante de l’argent liquide à l’ère numérique ne sont pas entièrement comprises car elles sont complexes et multiformes, allant des contraintes pratiques aux habitudes et préférences enracinées, ce qui a récemment donné lieu à des recherches universitaires sur la question ".

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