Droit des sociétés / Avocats d'affaires / August Debouzy / Portrait / Orpea / Restructuring
Droit des sociétés
Avocats d'affaires / August Debouzy / Portrait / Orpea / Restructuring
L’art de la stratégie selon Laurent Cotret chez August Debouzy /
Un associé combatif qui possède aussi une âme d'entrepreneur
Les clients de Laurent Cotret, associé depuis 2015 au sein du département Corporate du cabinet d’avocats d’affaires August Debouzy, ne le choisissent pas par hasard. À les écouter, l’avocat de 47 ans est d’une efficacité redoutable et d’une grande capacité à travailler sous la pression. Ils apprécient aussi son franc-parler et sa défense des dossiers, jugée "directe". "Être avocat est un métier où il faut prendre des risques et des décisions difficiles. L’intérêt de mon client passe en premier et pour cela je suis très combatif", nous explique Laurent Cotret, dans un entretien accordé à WanSquare.
Défendre les petits comme les grands
Sa spécialité ? Tout ce qui peut déstabiliser une entreprise. Il est notamment un expert de la restructuration et de la renégociation de dette financière. Ces derniers mois, il s’est par exemple illustré sur le dossier Orpea côté actionnaires minoritaires pour s’opposer au plan de refinancement. Il officie actuellement aux côtés des Galeries Lafayette, la compagnie maritime française Brittany Ferries, le groupe Alteo, présent dans l’industrie lourde, ou encore Adveo, un grand acteur du retail spécialisé dans la fourniture de bureaux en Europe.
Mais il défend également les intérêts d’entreprises de taille plus modeste. À ce titre, il a par exemple accompagné l’Institut de Gestion Sociale (IGS) dans sa reprise en plan de continuation de l’Institut supérieur Maria Montessori, mais aussi la petite société de production indépendante Schellac située à Marseille. Une industrie du cinéma qui le passionne, comme tant d’autres secteurs (il fut l’avocat d’Orange dans le plan de cession de Scopelec), et qu’il connaît bien pour avoir aussi représenté Mars films dans son plan de redressement.
Immersion
Sa méthode ? Se plonger dans ses dossiers. "L’implication est la clé du conseil. J’ai besoin de vivre un dossier, de comprendre dans quel environnement l’entreprise évolue, comment son secteur fonctionne. J’échange aussi énormément avec la direction, l’idée étant de m’imprégner de toutes les informations utiles", détaille celui qui se défend toutefois de toute proximité trop étroite avec ses clients. "Je suis proche d’eux mais je ne suis pas leur ami. Je ne mélange jamais la vie privée et la vie professionnelle, c’est la garantie de mon indépendance ", assure Laurent Cotret. Une indépendance qu’il entretient aussi par son grand volume de clients. " Cette quantité de dossiers me permet de ne pas être dépendant de quelques gros clients ", affirme-t-il.
Rester libre
Il faut dire que Laurent Cotret se distingue dans le cercle des avocats d’affaires parisiens. S’il comprend comme personne les dirigeants qu’il conseille, c’est aussi parce qu’il fut lui-même entrepreneur. Au tout début de sa carrière, il a en effet créé deux sociétés dans le secteur de la presse sportive. "Cela m’a donné le fonctionnement d’une entreprise, je comprends ce que vit un dirigeant ou un entrepreneur", assure à WanSquare ce passionné de football qui compte, entre autres, parmi ses clients les clubs de Valenciennes (changement de contrôle), les Girondins de Bordeaux (restructuration de sa dette) ou l’AJ Auxerre.
Une façon de parler le même langage que ses interlocuteurs qui l’aide beaucoup à penser des solutions juridiques stratégiques et à peser dans les négociations, sans toutefois oublier son rôle de conseil. " La proximité avec mes clients m’autorise une réelle franchise avec eux, tout en restant à ma place ", explique Laurent Cotret. Un associé si engagé qu’il n’a pas hésité, par exemple, à collaborer aux travaux de la Commission des finances du Sénat sur les prêts garantis par l’État, auprès du sénateur Jean-François Husson.
L’art de la pédagogie
Et pourtant, porter la robe est loin d’avoir été une vocation pour cet ancien chef d’entreprise. Inscrit en droit pour s’ouvrir d’abord toutes les portes, il rencontre Emmanuel Jeuland, son professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne au sein du DEA de droit privé général. Ce sera une révélation. Si bien qu’il entamera lui-même une carrière de chargé d’enseignement aussi bien en droit commercial, qu’en restructuring, et ce à l’université, en école de commerce ou encore au CNAM. Une aventure qui durera 13 ans. "Il était devenu difficile ensuite de concilier ma vie professionnelle avec l’enseignement mais cette expérience m’a beaucoup apporté. Elle m’a appris à être pédagogue. Enseigner est un excellent exercice de prise de parole pour un avocat. Finalement, j’enseignais comme je plaide aujourd’hui ", constate celui qui est entré chez August Debouzy en 2006, la même année que son admission au Barreau.
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