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Banques / Résultats trimestriels / Gestion d'actifs / Restructuring

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Résultats trimestriels / Gestion d'actifs / Restructuring

Lazard repasse dans le vert dans un marché du M&A toujours atone / Le plus dur serait passé selon le nouveau patron de la banque d’affaires

Si la banque d’affaires vient de faire état d’une nouvelle chute de 90 % de son bénéfice net sur un an, il n’en reste pas moins qu’avec 7 millions de dollars, elle repasse dans le vert. D’autant que son activité de gestion d’actifs est restée stable sur la même période. Une bonne nouvelle pour Peter Orszag qui estime que le marché du M&A devrait en plus rebondir. Sans compter que Lazard va bientôt transférer son enregistrement des Bermudes au Delaware. De quoi attirer de nouveaux investisseurs.
Le nouveau PDG de Lazard, Peter Orszag (Photo by Patrick T. Fallon / AFP)
Le nouveau PDG de Lazard, Peter Orszag (Photo by Patrick T. Fallon / AFP)

La frilosité des entreprises à mener des deals n’est pas sans conséquence sur les grandes banques américaines. Après JP Morgan Chase et Morgan Stanley qui ont annoncé, il y a quelques jours, des performances en berne dans leurs activités de banque d’investissement, c’est désormais au tour de Lazard de faire état de résultats en baisse.

Le groupe américain a vu ses performances financières chuter sur un an au troisième trimestre avec un chiffre d’affaires perdant 27 % à 532 millions de dollars, "reflétant des conditions difficiles pour les fusions et acquisitions", a reconnu le tout nouveau patron de la banque, Peter Orszag.

Une morosité particulièrement visible dans son activité star de conseil financier dont les revenus se sont élevés au troisième trimestre à 261 millions d’euros, soit une chute de 42 % sur un an.

 

Un marché du M & A prêt à se redresser

 

Cependant, tout n’est pas noir pour autant. D’abord, si le bénéfice net a fondu de 93 % par rapport à la même période l’année dernière, il s’établit désormais à 7 millions de dollars, permettant ainsi à Lazard de repasser dans le vert après deux trimestres de pertes. Certes, cela ne sera toutefois pas suffisant pour compenser ces derniers, la banque d’affaires ayant enregistré sur neuf mois une perte nette de 139 millions de dollars.

Mais selon le président-directeur général de la firme, le plus dur serait passé en termes de M&A. "Nous estimons que le marché est prêt à se redresser dans les trimestres à venir", a-t-il déclaré. L’on notera d’ailleurs que la prestigieuse banque d’affaires a officié sur des opérations de restructuration et de gestion de la dette d’envergure aussi bien aux États-Unis (avec par exemple SVB Financial Group) qu’en France avec les dossiers Latécoère, Orpea, Casino, etc.

 

C-Corporation dès le 1er janvier 2024

 

Sans oublier que les performances de Lazard sont restées solides concernant son activité de gestion d’actifs. Les revenus s’y établissent à 262 millions de dollars au troisième trimestre, soit stables sur un an. De plus, les actifs sous gestion progressent de 11 % sur la même période à 236 milliards de dollars, stables aussi par rapport au deuxième trimestre. Une bonne nouvelle pour Peter Orszag, d’autant qu’il s’attend "à ce que les changements apportés à cette activité contribuent à la croissance future".

En effet, à l’occasion de la divulgation des résultats trimestriels, la firme a annoncé changer son état d’enregistrement, jusqu’alors établi aux Bermudes, pour le transférer dans l’État de Delaware et devenir ainsi une société de droit américain, "US C-Corporation", à compter du 1er janvier 2024.

De quoi, selon la banque d’affaires, lui permettre "d’attirer un plus grand nombre d’investisseurs en simplifiant les déclarations fiscales, d’améliorer la flexibilité de (ses) actions et de refléter (sa) volonté de créer de la valeur à long terme pour les actionnaires".

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