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Régulation / Concurrence / AI Act / Bureau de l'IA / commission européenne

Régulation / Concurrence
AI Act / Bureau de l'IA / commission européenne

Bruxelles ouvre un bureau de l’IA / Cinq unités et 140 experts pour mettre en oeuvre l'AI Act

L’Artificial Intelligence Act est une réglementation unique au monde et Bruxelles anticipe de quoi pouvoir la mettre en œuvre en bonne et due forme. La Commission européenne a en effet annoncé la création d’un bureau de l’intelligence artificielle en son sein, qui sera composé de cinq unités s’articulant autour des principes fondateurs et des grands enjeux de ce texte.
(Photo by Sandra Uittenbogaart / ANP MAG / ANP via AFP)
(Photo by Sandra Uittenbogaart / ANP MAG / ANP via AFP)

Si le chemin pour que l’Artificial Intelligence Act fasse l’objet d’un accord et soit adopté fut long, sa mise en œuvre et son application demanderont aussi du travail. C’est en ce sens que la Commission européenne a annoncé mercredi avoir créé un bureau de l’intelligence artificielle (IA). Il sera supervisé par un chef de bureau, sous la direction d’un conseiller scientifique principal. Le bureau sera également composé de 140 spécialistes de la technologie, d’assistants administratifs, de juristes, d’économistes ou de spécialiste des politiques. Le tout, structuré en cinq unités.

 

Un but de coordination

 

La première concernera évidemment la réglementation et la conformité, afin de coordonner l’approche réglementaire et de faciliter l’application du règlement au sein des États membres. Elle sera en charge d’enquêter sur de possibles infractions et administrera les sanctions. La deuxième chapeautera les sujets liés à la sécurité, dans le but d’identifier les risques systémiques qui pourraient émaner de certains modèles à usage général très performants, ainsi que sur les approches d’évaluation et d’essai.

La troisième aura pour but de soutenir et financer la recherche et développement et de coordonner l’initiative GenAI4EU visant à stimuler l’ensemble des modèles. Enfin, les deux dernières seront utiles à la mise en œuvre de l’engagement du bureau de l’IA pour "le bien" (modélisation météorologique, diagnostic du cancer, etc.), tandis que la dernière tâchera de coordonner l’innovation à la politique, notamment en supervisant l’exécution de la stratégie européenne en matière d’IA ou en surveillant les tendances et les investissements.

En clair, des unités qui veilleront à suivre la ligne directrice de l’AI Act, soit de trouver un équilibre entre la régulation de la technologie et la facilitation de son essor en se reposant sur une approche fondée sur le risque. Pour qu’il soit mis en œuvre de manière cohérente, le bureau soutiendra les organes de gouvernance des États membres, a expliqué la Commission européenne et coordonnera l’élaboration des codes de bonnes pratiques de pointe, tout en appliquant des sanctions si nécessaires.

 

Dans le courant du mois de juin

 

Si l’AI Act entrera essentiellement en application à partir de 2026 (en intégralité) ces changements organisationnels prendront effet dès le 16 juin prochain. "Avec le nouveau bureau de l’IA et ses 140 femmes et hommes talentueux, la Commission disposera de l’expertise nécessaire pour mener à bien la mise en œuvre de la réglementation sur l’IA et renforcer le rôle de l’Europe en tant qu’organisme de normalisation mondial dans le domaine de l’IA. Le bureau favorisera un écosystème européen de l’IA innovant, compétitif et respectueux des règles et des valeurs de l’UE", s’est quant à lui félicité le commissaire au marché intérieur Thierry Breton.

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