Macro-économie / Taux / BCE / euro numérique / Piero Cipollone
Macro-économie / Taux
BCE / euro numérique / Piero Cipollone
Les fondations de l’euro numérique ont bien été jetées / Le premier rapport d’étape vient d’être publié par la Banque centrale européenne
Pas de peur sur la ville à l’issue de la publication du rapport d’étape sur l’euro numérique. La Banque centrale européenne (BCE) a pris le soin de redoubler de prudence dans ce dernier, elle ne s’en cache pas puisque c’est la stabilité des marchés financiers qui est en jeu.
Nul besoin d’être devin pour y voir des signaux destinés au secteur bancaire, il est notamment affirmé que la conception d’un euro numérique "doit garantir qu’il puisse être largement utilisé comme moyen de paiement tout en préservant la stabilité financière et la transmission de la politique monétaire". Ce qui amène la BCE à rappeler que les "avoirs numériques en euros des particuliers ne seraient pas rémunérés et seraient soumis à des limites de détention". Les chiffres circulant autour de cette dernière étant situés dans une fourchette entre 1 000 et 3 000 euros.
Autre message rassurant, celui de la possibilité future de lier son portefeuille numérique en euros à son compte bancaire commercial classique. Francfort s’est également engagé à continuer à dialoguer avec les acteurs du marché, dont font partie les institutions financières, afin de tenir compte de compte de leurs commentaires dans l’élaboration des limites de l’euro numérique.
Volet parlementaire
Les différents membres de la BCE chargés de travailler sur la question ont toujours veillé à le rappeler : le projet n’existerait pas sans aval législatif. Piero Cipollone, membre du directoire présidant le groupe de travail sur la question, a rappelé qu’il veillait à soutenir "le débat démocratique en cours sur le cadre juridique de l’euro numérique". De nombreuses précisons techniques sont ainsi régulièrement apportées aux institutions européennes.
Le banquier central italien assure également que le Conseil des gouverneurs de la BCE ne pourra décider de l’émission éventuelle d’un euro numérique "qu’une fois que la législation pertinente aura été adoptée, étant donné que ce cadre juridique est essentiel à la fonction concrète de l’euro numérique". Les fonctionnalités d’utilisation hors ligne sont notamment étudiées de près tout comme la capacité s’assurer qu’on ne puisse pas " relier directement les transactions numériques en euros à des utilisateurs spécifiques".
Appel d’offres
Pour y parvenir la BCE vient de lancer cinq appels à candidatures, qui doivent lui permettre d’établir des accords-cadres avec des fournisseurs externes. Ces derniers seront sélectionnés suite à un classement effectué par l’Eurosystème et leurs réponses sont espérées comme pouvant servi à affiner "les détails techniques finaux pour la conception d’un euro numérique".
En ce qui concerne le règlement numérique de l’euro, une version devrait être soumise d’ici à la fin de l’année. Elle portera notamment "sur l’identification et l’authentification des utilisateurs ainsi que sur les exigences liées à l’infrastructure".
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