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QUadient / Daniel Kretinsky

Kretinsky confirme ses visées sur Quadient / Ainsi que son vif intérêt pour le secteur postal

En franchissant les 15 % du capital de Quadient, Daniel Kretinsky, confirme plus que jamais son intérêt pour le secteur postal et ses métiers connexes, sources de potentielles synergies. Et ce, alors qu’il vient juste de faire une offre à plus de 4 milliards d’euros sur la poste britannique.
Daniel Kretinsky - Photo by JOEL SAGET / AFP
Daniel Kretinsky - Photo by JOEL SAGET / AFP

Alors que la Bourse a peu apprécié le nouveau plan stratégique de Quadient, dont le cours a dévissé de 20 % en quelques séances, le premier actionnaire de l’entreprise est visiblement de l’avis contraire et n’a pas peur de suivre une approche contrarienne (à contre-tendance).

Deux jours seulement après la présentation de cette nouvelle feuille de route, Vesa Equity Investment, le véhicules d’investissement de Daniel Kretinsky, a franchi en effet le seuil de 15 % du capital de la société, révèle un avis publié vendredi par l’Autorité des marchés financiers.

L’homme d’affaires tchèque poursuit en cela sa montée méthodique au capital de l’entreprise dirigée par Geoffroy Godet, puisque, après en avoir pris 6 % en octobre 2023, il avait ensuite franchi les 10 % du capital en janvier. Détenant désormais 15,02 % de Quadient, il renforce son statut de premier actionnaire du groupe, devant le fonds d’investissement Teleios Capital Partners (10,01 %), et Bpifrance (8,12 %). Et il envisage, "en fonction des circonstances et des conditions de marché", de "poursuivre ses achats d’actions afin d’accroître sa participation".

Ce qui n’est pas surprenant, dans la mesure où Vesa possède un portefeuille concentré sur un nombre sur un nombre réduit de lignes mais à chaque fois avec des positions importantes. Mais surtout, ce faisant, Daniel Kretinsky confirme son intérêt pour un secteur postal qu’il connaît bien en tant qu’actionnaire à 27,6 % de l’opérateur postal britannique Royal Mail, sur laquelle il a déposé fin mai une offre de rachat de 3,57 milliards de livres (4,2 milliards d’euros) qui a été acceptée. Sachant qu’il est aussi actionnaire à 29,9 % de la poste néerlandaise.

Or, en rachetant Royal Mail, l’homme d’affaires met la main du même coup sur GLS, sa très rentable entité spécialisée dans la distribution de colis, comptant sur elle pour faire de Royal Mail "l’un des plus importants groupes de logistique postale en Europe", comme il l’a indiqué.

Ce qui n’est pas sans lien avec les activités et la stratégie de Quadient. L’entreprise, dont le métier historique est la fabrication de machines à affranchir, s’est muée au cours de ces dernières années en acteur de la transition numérique au fur et à mesure du développement de l’externalisation, de la dématérialisation des factures et des documents.

Ses activités physiques et digitales se répartissent en trois grands domaines d’activité : l’automatisation intelligente des communications, les solutions liées au courrier (l’activité historique), et les consignes de colis automatiques, nouveau relais de croissance depuis l’acquisition en 2019 du leader américain Parcel Pending.

Et la présentation il y a quelques jours du nouveau plan stratégique Elevate to 2030 a donné l’occasion à Geoffrey Godet, le directeur général, de mettre en avant le potentiel de synergies commerciales, les besoins des clients en matière de traitement du courrier pouvant notamment déboucher sur des ventes croisées en matière de solutions de consignes ou de logiciels. Nul doute que Daniel Kretinsky y voit également d’importantes d’opportunités.

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