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Entreprises / Actions / Fnac-Darty / Daniel Kretinsky / AMF / Lagardère / Indexia / Editis / commission européenne / médias / édition

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Fnac-Darty / Daniel Kretinsky / AMF / Lagardère / Indexia / Editis / commission européenne / médias / édition

Les actionnaires de Fnac Darty font des leurs / Quand Daniel Kretinsky avance doucement, Indexia se retrouve au tribunal

Les actionnaires de Fnac Darty se font remarquer. En pole position, Daniel Kretinksy : le milliardaire tchèque, en pourparlers avec Vivendi pour le rachat d’Editis, est devenu le premier détenteur du distributeur. Le groupe doit de plus composer avec les frasques de son troisième actionnaire Indexia, dont un procès en appel pour pratiques commerciales frauduleuses s’est ouvert ce lundi.
Fnac (©Romain GAILLARD/REA)
Fnac (©Romain GAILLARD/REA)

L’oiseau Daniel Kretinsky a, petit à petit, fait son nid chez Fnac Darty. Déjà détenteur de 20,03 % du capital du groupe de distribution de produits culturels et de loisirs, le milliardaire tchèque en est devenu l’actionnaire majoritaire la semaine dernière. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a ainsi communiqué l’information selon laquelle l’avocat et homme d’affaires serait désormais détenteur de 25,03 % des parts de la société.

Si l’opération pourrait apparaître comme une simple opportunité financière – le cours de Bourse de Fnac Darty a perdu plus de 30 % depuis un an -, Daniel Kretinsky n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne les prises de participations dans des sociétés françaises. Il en détient en effet d’ores et déjà une, minoritaire et à titre individuel, dans Le Monde, possède au travers de sa holding Media Investment les titres de presse Elle et Marianne, a renfloué Libération à hauteur de 15 millions d’euros et est aussi le détenteur de 5,1 % des actions de TF1.

 

La toile se tisse

 

Ce dévolu pour le monde des médias et de l’édition tricolore avait déjà pris d’autant plus d’ampleur une semaine avant cette opération de montée au capital de Fnac Darty, alors que Daniel Kretinsky était entré en pourparlers exclusifs avec Vivendi dans le but de racheter l’éditeur Editis au groupe contrôlé par Vincent Bolloré. Car pour obtenir l’approbation réglementaire de Bruxelles concernant le rachat de Lagardère, Vivendi doit tout d’abord s’attacher à régler ce dossier. Lagardère est, en effet, propriétaire du numéro un de l’édition française Hachette. La perspective de voir ce dernier fusionner avec Editis (le groupe d’édition du côté Vivendi) avait ainsi suscité les ires de bon nombre d’éditeurs indépendants, provoqué le départ d’auteurs de la société de Vincent Bolloré et une réaction de la part des autorités antitrust de l’Union européenne.

S’il fut alors un temps question de lancer un projet de scission d’Editis et de l’introduire indépendamment à la Bourse de Paris, c’est finalement l’option d’une cession en bonne et due forme qui aura été privilégiée par Vivendi. Cette dernière nécessitera tout même l’approbation de la Commission européenne.

 

Des intentions floues

 

Sur le dossier Fnac Darty, le schéma diffère : l’AMF a ainsi indiqué que Daniel Kretinksy n’aurait ni l’intention de prendre le contrôle du distributeur au cours de six prochains mois, ni "de solliciter la nomination d’un ou plusieurs membres au conseil d’administration". Il reste que les intentions du milliardaire ne sont pas tout à fait claires : le gendarme boursier en effet précisé le souhait de Daniel Kretinsky poursuivre sa montée au capital du distributeur.

Ce qui fait, de plus, suite à des rumeurs révélées par des informations de presse à la fin du mois de février, selon lesquelles l'homme d’affaires tchèque aurait souhaité racheter les parts possédées par le distributeur allemand Ceconomy dans Fnac Darty, jusqu’alors premier actionnaire du groupe à hauteur de 24,2 %.

 

Un actionnaire controversé

 

C’est donc avec un concert d’actionnaires mouvementé que Fnac Darty doit désormais composer. Car il faut de plus lui ajouter les frasques de son troisième possédant, le controversé courtier en assurance affinitaire Indexia (ex-SFAM). Spécialisé dans l’assurance pour smartphone, Indexia s’était déjà vu infliger une amende de 10 millions d’euros par la Répression des fraudes en 2019 pour pratiques commerciales trompeuses.

Des milliers d’euros avaient, selon les dires des consommateurs, frauduleusement été prélevés sur les comptes d’anciens clients qui avaient assuré leurs téléphones mobiles ou leurs ordinateurs contre la casse chez Indexia. Déjà condamnée en première instance à communiquer les contrats signés par les clients, la société avait alors décidé de faire appel. Le procès s’est ouvert ce lundi devant la Cour d’appel de Paris. L’association de consommateurs UFC Que choisir et la Répression des fraudes ont elles aussi décidé de poursuivre l’assureur au pénal, ce qui devrait ainsi entraîner le déroulement d’autres procès cette année.

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