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Daniel Kretinsky en pole position pour le rachat d’Editis / Vivendi fait un pas important vers un feu vert au rachat de Lagardère
Les événements se précipitent pour Editis, la filiale d’édition de Vivendi, dont le groupe doit absolument se délester s’il veut obtenir l’accord de la Commission européenne pour pouvoir exercer son contrôle sur Lagardère, dont il détient 57,35 % du capital depuis son OPA lancée l’an dernier.
Le directoire du géant français des médias a annoncé mardi sa décision d’entrer en négociations exclusives avec International Media Invest a.s. (IMI), filiale de la holding CMI fondée par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky. Depuis longtemps intéressé par Editis, celui-ci n’a ainsi jamais été aussi proche d’emporter la partie face aux autres candidats dont les noms avaient largement fuité dans la presse, les principaux étant le groupe canadien Quebecor et le groupe de médias français Reworld.
Editis sera donc purement et simplement vendu, au détriment du schéma de scission à travers une cotation que privilégiait Vivendi. En recevant, quelques jours avant la publication de ses résultats le 8 mars, les griefs de la Commission européenne sur ce dossier sensible, pointant les problèmes de concurrence entre Editis et Hachette, la maison d’édition Lagardère, le groupe a bien compris qu’il n’aurait pas le choix. Bruxelles ne validerait jamais son projet de cotation distribution en Bourse d’Editis sur Euronext Growth. "Comparativement à une vente intégrale à un acquéreur unique, les engagements proposés par la partie notifiante présentent une complexité accrue, des risques d’exécution ainsi que des incertitudes liées au caractère durable de contrôle de l’acheteur du bloc d’Editis", a justifié la Commission.
Dont acte. "Le projet de distribution des actions Editis aux actionnaires de Vivendi, et de leur cotation sur le marché Euronext Growth, est suspendu", a indiqué mardi la société.
Les actionnaires de Vivendi ne doivent pas le regretter. La cotation envisagée d’Editis était "loin d’être optimale" à leur égard, ont récemment souligné les analystes de Barclays dans une note. À la fois parce qu’ils auraient dû payer des impôts sur la distribution comme pour un dividende normal, et parce qu’ils auraient subi la décote d’un groupe plus petit et beaucoup moins liquide en Bourse.
Aucune indication sur le prix de vente n’a été donnée, mais Vivendi a annoncé il y a quelques jours qu’il dépréciait de 300 millions d’euros la valorisation d’Editis dans ses comptes, ramenée à une valeur comptable de 529 millions d’euros.
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