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Private Equity / Capital-investissement / CMBO / Equistone Partners Europe

Private Equity
Capital-investissement / CMBO / Equistone Partners Europe

Le capital-investissement européen ébauche des signes de reprise / Sorties de cote ou IPO, les marchés boursiers concentrent une part importante de la valeur des opérations

La valeur des opérations de rachat dans le secteur européen du capital-investissement, au premier semestre de 2024, laisse penser que l’année en cours devrait mieux se profiler que la précédente. Six mois qui auront par ailleurs été marqués par une part historiquement élevée, toujours en termes de valeur, des retraits de cote et des introductions en Bourse sur le plan des opérations de rachat et des sorties.
(Photo by Dinoco Greco / AltoPress / PhotoAlto via AFP)
(Photo by Dinoco Greco / AltoPress / PhotoAlto via AFP)

Une année 2023 pluvieuse valait bien au capital-investissement européen de connaître quelques éclaircies au premier semestre de 2024. Selon la dernière étude du Centre for Private Equity and MBO (CMBO) conduite en partenariat avec Equistone Partners Europe, les opérations dans le secteur ont commencé à montrer certains signes de reprise depuis janvier 2024. Ce sont en tout 327 rachats d’entreprises qui ont été recensés en Europe sur les six premiers mois de l’année, pour une valeur de 49,6 milliards d’euros. Un montant qui est à comparer aux 42 milliards d’euros enregistrés un an auparavant, mais surtout au point bas de 30,2 milliards d’euros qui avait été atteint au second semestre de 2023.

 

Un niveau de référence à dépasser

 

D’autant qu’avec plus de 40 milliards d’euros d’activités de rachat supplémentaires actuellement en cours de finalisation, le secteur pourrait bien franchir le cap des 100 milliards d’euros en valeur cumulée d’ici la fin de l’année. Un niveau de référence qui a, certes, été largement dépassé pendant six années de suite entre 2017 et 2022, souligne l’étude. Mais ceci jusqu’au récent ralentissement des opérations de rachat, qui avait fait chuter leur valeur à 72,1 milliards d’euros sur l’ensemble de 2023. Soit le total le plus bas touché depuis 2013.

Il faut dire que certaines grandes opérations ont joué leur rôle, puisque 11 transactions évaluées à plus d’un milliard d’euros ont représenté plus des deux tiers de la valeur totale. Cette proportion n’avait jamais été atteinte au cours d’une année complète ces dix dernières années, relève l’étude. Du côté des rachats sur les segments des petites et moyennes capitalisations, ils sont quant à eux restés stables. Une augmentation du nombre de grandes opérations qui s’est par ailleurs accompagnée d’une hausse en matière de rachats d’entreprises cotées par des entreprises privées. Neuf transactions ont été évaluées à près de 22 milliards d’euros.

"La proportion de l’activité de rachat représentée par ces opérations de sortie de cote a donc été multipliée par trois par rapport à l’année dernière, pour atteindre 43,8 %. Toutefois, les niveaux historiquement élevés de mouvement entre les marchés boursiers et privés à ce jour en 2024 s’appliquent dans les deux sens. Pour les transactions les plus importantes, le capital-investissement fait également revenir les entreprises sur les marchés boursiers", explique l’étude. Car avec 18,3 milliards d’euros de transactions de sortie au travers de six introductions en Bourse, la cotation représente la proportion la plus élevée en valeur depuis le début du 21ème siècle, poursuit-elle. "La reprise de l’activité, qui se concentre sur les introductions en bourse et sorties de cote, profitera aux sponsors et aux LPs qui sont exposés au marché des large-cap. Toutefois, il y a des raisons d’être optimiste et de penser que cela pourrait contribuer à débloquer la liquidité sur l’ensemble du marché européen du capital-investissement ", remarque quant à lui Christiian Marriott, associé et responsable des relations investisseurs chez Equistone Partners Europe.

 

Des rachats secondaires populaires

 

Toutefois, la prédominance d’un petit nombre d’IPO de capitalisations importantes s’explique aussi par le fait que le reste de l’environnement des sorties est resté calme. Les 175 opérations de sorties réalisées au premier semestre de 2024, pour un total de 45,4 milliards d’euros, restent à comparer aux 173 opérations évaluées à 61,4 milliards d’euros au premier semestre de 2023. Les rachats secondaires - au nombre de 93 pour 17,5 milliards d’euros - se sont par ailleurs révélés être un moyen de sortie bien plus fiable que la vente aux acheteurs industriels - 66 opérations pour 9,6 milliards d’euros - explique le rapport. Elles avaient pourtant représenté plus de la moitié de la valeur totale des sorties européennes en 2023.

 

 

 

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