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Canal+ fait feu de tout bois / Une stratégie d’acquisitions agressive

Alors qu’il est question d’une cotation de Canal+ dès la fin de l’année, qui précipiterait le projet de scission de Vivendi, le groupe audiovisuel dirigé par Maxime Saada poursuit une stratégie d’acquisitions à marche forcée appelée à le faire rapidement changer de dimension.
Maxime Saada, le patron de Canal+ - Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Maxime Saada, le patron de Canal+ - Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La scission de Vivendi en quatre entités visant à réduire sa décote de valorisation n’a pas encore eu lieu, ni même son projet été définitivement validé. Mais sa perspective suscite déjà un vif intérêt de la part des investisseurs, au vu de la hausse de près de 10% affichée en quatre séances par le cours de Bourse du conglomérat. Le titre s’échangeait lundi autour de 11 euros, à des plus hauts depuis juin 2022.

Un net regain d’intérêt auquel les récentes informations de Bloomberg selon lesquelles le groupe envisagerait d'introduire dès la fin de l'année sa filiale Canal+ à la Bourse de Londres, précipitant ledit projet de scission, sont évidemment pour quelque chose.

Pour rappel, cette scission, si elle se réalise, vise à coter séparément les différentes entités de Vivendi : Canal +, Havas, les actifs dans l’édition & la distribution (la participation dans Lagardère et les 100% de Prisma), et les participations financières cotées & non cotées dans une société d’investissement (excluant Lagardère logé dans le pôle Edition) qui devrait s’appeler Vivendi.

Et si l’idée derrière l’opération, est – outre réduire la décote de valorisation - de redonner davantage de flexibilité financière aux différentes entités pour réaliser des opérations de croissance externe, force est de constater que Canal+ n’a pas attendu sa réalisation pour se lancer dans des grandes manœuvres.

La filiale audiovisuelle de Vivendi a lancé début juin son OPA sur le géant sud-africain de la télévision MultiChoice, opération pour laquelle elle va débourser environ 1,54 milliard d’euros pour acquérir les 65% du capital qu’elle ne détient pas encore. Le mois dernier également, Canal+ a annoncé avoir porté à 36,8% sa participation dans la plateforme de streaming Viu (12,2 millions d’abonnés), filiale du conglomérat hong-kongais PCCW. Sans oublier qu’en février, Canal+ était monté à 29,33% du capital de la plateforme scandinave Viaplay (6,5 millions d’abonnés).

Une succession d’opérations qui reflète l’ambition du groupe français de changer rapidement de dimension afin de résister aux plus grandes plateformes mondiales, les Netflix et autre Disney (260 et 250 millions d’abonnés respectivement). Rien qu’avec MultiChoice, Canal+ va mettre la main sur 22 millions d’abonnés qui s’ajoutent à ses propres 25 millions de clients (à fin décembre dernier). Soit déjà un grand pas vers l’objectif de Maxime Saada, le patron de Canal+, d’atteindre les 50 à 100 millions d'abonnés avant la fin de la décennie.

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