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Fusions, Acquisitions / Ardian / acquisition

Fusions, Acquisitions
Ardian / acquisition

Magimix et Robot-Coupe bientôt dans le giron d’Ardian / Le groupe Hameur a finalement fait son choix pour développer (encore plus) ses marques

L’on disait les sociétés Magimix et Robot-Coupe en vente par la famille de Jenlis, il s’agira plutôt d’un partenariat avec le groupe Ardian qui vient d’entrer en discussions exclusives avec le groupe Hameur en vue d’une prise de participation majoritaire. La fin d’un processus qui aura attisé toutes les convoitises.
Dominique Senequier, présidente d'Ardian (©Photo by JOEL SAGET / AFP)
Dominique Senequier, présidente d'Ardian (©Photo by JOEL SAGET / AFP)

Aucun secteur n’échappe décidément à Ardian. L’emblématique Magimix pourrait passer sous l’escarcelle de la société d’investissement présidée par Dominique Senequier. Le groupe (166 milliards de dollars d’actifs gérés) vient en effet d’entrer en discussions exclusives en vue d’acquérir une participation majoritaire dans l’entreprise et surtout dans Robot-Coupe, aux côtés de son actionnaire historique, le groupe Hameur (propriété de la famille de Jenlis) qui reste investi, en "tant que très gros minoritaire ", selon nos informations.

 

Une première 

 

Si aucun détail financier n’a été révélé, l’opération doit permettre aux deux marques d’accélérer leur croissance organique et la consolidation de leur positon de leaders sur leurs marchés respectifs. "Si Magimix est la marque la plus connue, la majeure partie du résultat du groupe Hameur est réalisée par Robot-Coupe qui s’adresse aux professionnels de la restauration, les chaînes d’hôtels, etc ", souligne Alexis Manet, managing director au sein de l’équipe buyout d’Ardian dans un entretien accordé à WanSquare.

Parmi ses nombreuses participations, l’on remarquera que c’est la première fois qu’Ardian s’intéresse spécifiquement à l’équipement de cuisine. "Dans cet univers, nous avons investi dans la société italienne Celli, spécialisée dans les fontaines à eau et à sodas ", nous confie-t-il. "Dans l’équipe Buyout, nous sommes des multi-spécialistes avec quatre secteurs clés : la chaîne agro-alimentaire, la santé, la tech, et le business services. Notre investissement dans Magimix et dans Robot-Coupe entre dans ce cadre et notamment dans le food-service que nous estimons être un beau marché porteur et résilient ", poursuit Alexis Manet.

 

America first

 

Pour mémoire, fondée en 1961, Robot-Coupe est le numéro un mondial du marché de l’équipement de préparation culinaire à usage professionnel, de la découpe au mélange en passant par le fouettage et l’émulsification (cutters, coupe-légumes, extracteurs de jus, etc). L’entreprise est présente dans plus de 130 pays et compte plus de 7 000 distributeurs et importateurs à travers le monde, avec, selon l’entreprise, des parts de marché significatives aux Etats-Unis, en France, en Australie et au Royaume-Uni, ses marchés historiques.

La société Magimix a quant à elle vu le jour dix ans plus tard sur le marché domestique. Ses célèbres robots-cuiseurs, blenders, et autres machines à café ont réussi à conquérir la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Et Ardian voit encore plus grand pour ces deux marques puisque cette prise de participation doit aussi notamment encourager la poursuite de sa stratégie d’internationalisation. "Cet effort d’internationalisation sera concentré essentiellement sur Robot-Coupe et notamment sur le marché américain où la marque est déjà leader et qui représente encore un vrai potentiel. D’autant qu’Ardian a aussi une présence de plus en plus forte aux Etats-Unis, ce qui nous permet de l’aider à son développement outre-Atlantique. Ensuite, les autres pays européens qui ont une culture culinaire proche de celle de la France, comme l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni peuvent être des marchés encore mieux exploités ", explique le managing director.

A noter que de potentielles opportunités de croissance externe ne sont pas non plus à exclure.

 

Douze fonds candidats

 

Une opération qui aurait dit-on aussi intéressé, entre autres, et compte tenu de l'intérêt stratégique de ces actifs, le groupe Seb, dont les ambitions de développement dans l’équipement professionnel ont été réaffirmées récemment avec l’acquisition des pianos Lacanche et Charvet. Mais le groupe présidé par Thierry de la Tour d’Artaise n’a semble-t-il pas été invité par Hameur à participer au processus, celui-ci ayant été réservé aux seuls fonds de private equity. Ils furent d'ailleurs une douzaine à tenter leur chance et c'est face à PAI et CVC qu'Ardian l'a finalement emporté.

Dans le cadre de cette transaction, Ardian est conseillé par Amala Partners, JP Morgan, Sycomore Corporate Finance et PC Associés pour le côté financier et le cabinet d’avocats d’affaires Latham & Watkins. Le groupe Hameur a quant à lui mandaté les banques BNP Paribas et Société Générale et le cabinet White & Case.

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