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BNP Paribas / résultats financiers
BNP Paribas sur de bons rails pour atteindre ses objectifs / Déjà 6,5 milliards d’euros de profits engrangés
Le modèle de BNP Paribas a prouvé sa robustesse. La banque dirigée par Jean-Laurent Bonnafé a publié, ce mercredi, un résultat net part du groupe de 3,4 milliards d’euros (+ 1,6 %) pour le deuxième trimestre. Un résultat supérieur aux attentes des analystes, Factset et Bloomberg tablant respectivement sur 2,9 et 2,7 milliards d’euros. Et un deuxième trimestre à considérer comme l’un des meilleurs des dix dernières années pour le groupe. Son produit net bancaire, équivalent du chiffre d’affaires, a progressé de 3,9 % à 12,3 milliards d’euros. Là encore, mieux qu’attendu, les analystes prévoyant un chiffre d’affaires à 11,9 milliards d’euros.
Des vents contraires maîtrisés
Cette réussite ? Le groupe la doit sur le dernier trimestre principalement à sa banque d’investissement appelée CIB (Corporate Insitutional Banking), le groupe étant focalisé sur l’accompagnement de ses clients sur les flux récurrents (dette, actions) à travers une plateforme complète de produits. Cette activité a vu ses revenus progresser de 12,1 % sur un an à 4,5 milliards d’euros, grâce notamment au métier Global Markets qui gagne 17,6 % (2,249 milliards d’euros) par rapport au deuxième trimestre 2023 et qui bénéfice d’une croissance très prononcée des activités Equity & Prime Service (dérivés d’actions, et services aux hedge funds) dont les revenus ont bondi de 57,5 % sur un an, à 1,147 milliard d’euros.
Pour le pôle CPBS (regroupant les métiers spécialisés et les banques commerciales avec principalement pour clients des grandes sociétés et des institutionnels, ce qui lui permet notamment de conserver une certaine dynamique en France contrairement à d’autres grandes banques), les revenus restent stables, en variant de -0,3 % à 6,8 milliards d’euros. En cause : des vents contraires évoqués par la banque comme la concurrence des bons d’État émis par la Belgique, les couvertures inflation en France (Livrets réglementés) ou l’arrêt de la rémunération des réserves obligatoires des banques par la Banque centrale européenne qui ont eu un impact total d’environ 140 millions d’euros sur la période. Le groupe assure néanmoins que certains, et notamment les deux premiers éléments, s’estomperont à partir du 3ème trimestre.
Des indicateurs au vert
À noter aussi que le coût du risque et les provisions, sont passés de 29 points de bases des encours de crédits à la clientèle, soit 640 millions d’euros, à 33 points de base, à 752 millions d’euros, uniquement en raison de l’intégration "d’un dossier spécifique". Le groupe ne voit en effet pas à ce stade chez ses clients une hausse intrinsèque du coût du risque sur ses activités.
Sur le semestre, la banque a dégagé 6,5 milliards d’euros de profits. Le produit net bancaire s’est élevé à 24,75 milliards d’euros, en hausse de 1,7 % en données distribuables sur un an. De quoi conforter le groupe sur ses perspectives financières, tout en "poursuivant la mise en place des mesures d’efficacité opérationnelle et sa gestion disciplinée du coût du risque à travers le cycle", a commenté le directeur général du groupe. Pour 2024, BNP Paribas table donc toujours sur des revenus en croissance de plus de 2 % par rapport à l’année dernière (46,9 milliards d’euros), un coût du risque en dessous de 40 points de base (c’est déjà le cas), le retour d’un effet ciseau positif et un résultat net part du groupe supérieur à celui distribuable en 2023 (11,2 milliards d’euros).
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