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LVMH a su se montrer résistant / Une force de frappe de ses marques qui viendra soutenir le second semestre

Dans un contexte de modération globale du marché du luxe, le numéro un mondial du secteur a su se montrer résilient au premier semestre avec une croissance organique de 2 % de ses ventes dans le monde, à 41,7 milliards d’euros.
LVMH (©Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
LVMH (©Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Une fois encore, LVMH sait prouver que les incertitudes économiques et politiques n’ont que peu d’emprise sur ses ventes. Au premier semestre, le groupe présidé par Bernard Arnault a réalisé un chiffre d’affaires de 41,7 milliards d’euros avec une croissance de 2 % en variation organique sur un an. Certes, le résultat net part du groupe s’est élevé à 7,3 milliards d’euros, en baisse de 14 %, mais le résultat opérationnel courant, en repli de 8 %, dépasse encore les 10 milliards d’euros, dégageant tout de même une marge opérationnelle de 25,6 %… et excédant ainsi largement les niveaux pré-Covid (21 % en 2019). À noter d’ailleurs que l’impact négatif de change est élevé sur le semestre.

Concernant les ventes du groupe, l’Europe et les États-Unis sont en progression à devises et périmètres comparables, le Japon réalise, lui, une croissance à deux chiffres de ses ventes. Et si l’Empire du milieu ne réussit toujours pas à rebondir après la crise sanitaire, la clientèle chinoise a reporté ses dépenses sur l’Europe et le Japon.

Dans le détail des activités, la division Mode et Maroquinerie (avec ses fleurons Louis Vuitton et Dior) enregistre une croissance organique de 1 % de ses ventes, à 20,771 milliards d’euros, sur les six premiers mois de l’année. L’on remarquera également la bonne performance de sa division Parfums et Cosmétiques. Les ventes progressent de 6 % sur le semestre, à 4,136 milliards d’euros.

Un marché qui continue de séduire, la division Distribution sélective a gagné 8 % en organique depuis le début de l’année, à 8,63 milliards d’euros. "Sephora connaît une progression remarquable, poursuivant ses gains de parts de marché, confirmant la force de la marque et l’attractivité de son modèle unique dans l’univers de la beauté de prestige et sa place de premier distributeur mondial de parfums et cosmétiques ", a commenté le groupe.

De quoi contrebalancer le ralentissement des ventes des divisions Vins et Spiritueux (-9 % en organique sur un an) et Montres et Joaillerie (-3 %).

À noter enfin que l’endettement de LVMH reste faible et baisse même de 2 % sur le semestre à 12,1 milliards d’euros. Le groupe affiche en outre des capitaux propres en forte hausse, à plus de 66 milliards d’euros. Le cash-flow disponible dépasse, lui, les 3 milliards d’euros, un bond de 74 % sur un an.

Et si le contexte économique reste encore flou pour le second semestre, le groupe se dit confiant, comptant sur la désirabilité de ses marques. Une force de frappe reconnue par Oddo BHF : "nous sommes toujours convaincus que le pôle soft luxury du groupe devrait continuer à tirer son épingle du jeu au sein du secteur au vu du rayonnement intact de ses marques (notamment Louis Vuitton - qui résiste plutôt bien dans le contexte actuel - et Dior). Nous pensons en outre que les efforts faits chez Tiffany (rénovation des magasins, nouvelles collections et communication) finiront par payer à terme, le repositionnement de l’activité entrepris ne pouvant se concrétiser que sur le temps long ".

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