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Crédit Agricole SA / Philippe Brassac
Crédit Agricole surpasse (encore) les attentes au deuxième trimestre / Entre une BFI record et une banque de proximité qui se distingue
Après le départ canon du premier trimestre, le deuxième s’est inscrit dans la même veine pour Crédit Agricole, dont l’entité cotée, Crédit Agricole SA, est parvenue à dégager un résultat net part du groupe de 1,8 milliard d’euros sur les trois mois d’avril à juin. Un montant certes en baisse de 10,4 % par rapport à la même période de 2023, mais supérieur aux attentes des analystes, dont le consensus tablait sur un bénéfice de 1,61 milliard d’euros.
Il faut dire que le même trimestre de l’année dernière avait bénéficié d’un certain nombre d’éléments spécifiques non récurrent, pour un total de 232 millions d’euros, dont 140 millions d’euros liés à la réorganisation des activités Mobilités au sein du pôle de Services Financiers Spécialisés (avec la consolidation de Crédit Agricole Auto Bank et des activités des loueurs automobiles ALD et LeasePlan dans six pays Européens, ainsi que la prise de participation majoritaire au capital de la société de livraison de véhicules Hiflow).
Stabilité sous-jacente
"Si l’on prend le sous-jacent, c’est à dire en réalité que l’on corrige l’exceptionnel de 2023, la baisse est quasi nulle à -1,5 %. Et si l’on considère que la contribution au Fonds de garantie des dépôts italiens n’aurait pas dû intervenir ce trimestre, mais dans six mois [comme c’est le cas habituellement, ndlr], le résultat ressort en progression de 0,2 %, c’est à dire stable", a commenté Jérôme Grivet, le directeur général délégué de Crédit Agricole SA, lors d’une conférence téléphonique.
Dans le même temps, le produit net bancaire, a progressé de 1,8 %, à 6,8 milliards d’euros, porté par tous les métiers. Cette progression de toutes les activités est d’ailleurs ce qui distingue la banque mutualiste de ses concurrentes cotées BNP Paribas et Société Générale. Soutenue par l’amélioration de la marge nette d’intérêt, "la banque de détail française de CASA est la seule à ne pas avoir déçu au deuxième trimestre, avec des revenus et des bénéfices en hausse ", observent les analystes de Jefferies.
Mis à part cela, les points forts se situent là où l’on pouvait les attendre : dans l’assurance, dont le chiffre d’affaires a bondi de 18,9 %, à 10,8 milliards d’euros, "avec une collecte élevée en assurance vie et une croissance toujours très forte de l’assurance dommages et de la prévoyance ", a souligné Jérôme Grivet. En gestion d’actifs, où les encours d’Amundi ont atteint un plus haut historique, à plus de 2 100 milliards d’euros, avec une collecte nette positive de 15,5 milliards d’euros. En gestion de fortune également, compte tenu de l’intégration de Degroof Petercam intervenue au cours du trimestre.
En avance sur ses objectifs
Surtout, à l’image de ses consoeurs, Crédit Agricole SA a enregistré un très haut niveau d’activité en banque de financement et d’investissement. En termes de revenus, la banque a même signé le meilleur deuxième trimestre et le meilleur semestre de son histoire dans ce domaine. Au deuxième trimestre, les revenus sous-jacents de la BFI ont progressé de 7,3 %, pour s’établir à 1,7 milliard d’euros, portés par la croissance des deux métiers : la banque de financement (+ 5,2 %) et les activités de marchés (+ 9,4 %).
Fort de ces performances, l’établissement a confirmé ses objectifs annuels. "A savoir que nous visons toujours d’atteindre fin 2024 un résultat supérieur à 6 milliards d’euros", a rappelé pour sa part Philippe Brassac, le directeur générale de Crédit Agricole SA. Sachant que ce montant de 6 milliards d’euros constitue la cible du plan à moyen terme (PMT) de la banque, qui court jusqu’à fin 2025, "si nous tenons cette prévision, nous aurons systématiquement atteint le résultat ultime de chacun de nos trois derniers PMT avec une année d’avance", a souligné le dirigeant. Celui-ci faisant aussi remarquer que le résultat net de 3,7 milliards d’euros dégagé par Crédit Agricole SA sur l’ensemble du premier semestre 2024 dépasse déjà le résultat net de la totalité de l’année 2016 (3,2 milliards d’euros). Une illustration de l’" expansion continue du groupe Crédit Agricole dans ses activités mais aussi dans ses performances".
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