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Banques / Société Générale / bred banque populaire

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Société Générale / bred banque populaire

L’opération simplification s’accélère chez Société Générale / Trois filiales internationales cédées d’ici le premier trimestre 2025

D’ici la fin du premier trimestre 2025, la banque dirigée par Slawomir Krupa se sera non seulement séparée de sa filiale à Madagascar mais aussi de ses deux entités de banque privée en Europe opérant depuis Londres et Genève. Le groupe vient en effet de signer des accords avec respectivement la Bred Banque Populaire et l’Union Bancaire Privée. Des ventes stratégiques qui visent, comme prévu, à renforcer le capital du groupe et à créer un modèle plus synergétique avec ses autres métiers.
Société Générale (Photo by Sameer Al-DOUMY / AFP)
Société Générale (Photo by Sameer Al-DOUMY / AFP)

Pour une fois, Société Générale ne fera pas affaire avec un acteur local. Le groupe dirigé par Slawomir Krupa vient d’annoncer avoir signé un accord avec la BRED Banque Populaire en vue de la cession totale des parts du groupe (70 %) dans Société Générale Madagasikara à Madagascar. "Selon les engagements pris, la BRED Banque Populaire reprendrait la totalité des activités opérées par cette filiale, ainsi que l’intégralité des portefeuilles clients (300 000 clients particuliers, entreprises et institutionnels au sein de près de 70 agences, ndlr) et (les 1000, ndlr) collaborateurs de cette entité ", précisent les deux banques dans leur communiqué.

Une transaction qui aurait un impact positif d’environ 2 points de base sur le ratio CET1 de Société Générale à la date de finalisation de l’opération, celle-ci devant intervenir d’ici la fin du premier trimestre 2025. Par cette transaction, il s’agit aussi de la première fois que Société Générale déroge à sa propre règle, à savoir se concentrer en Afrique sur les implantations où la banque de la Défense est leader du marché. De fait, au premier semestre 2024, et comme le groupe l’a dévoilé lors de la présentation de ses résultats financiers jeudi dernier, Société Générale est la première banque de Madagascar. Elle n’y enregistre néanmoins qu’un produit net bancaire de 47 millions d’euros… soit loin derrière ses performances en Côte d’Ivoire où elle aussi leader mais a dégagé 187 millions d’euros de revenus sur la période. Une opération qui s’inscrit également pleinement dans sa stratégie de simplification visant à façonner un modèle plus synergétique avec ses autres métiers et renforcer ainsi son capital, la filiale malgache libérant 615 millions d’euros de RWA (risk-weighted assets, actifs pondérés des risques) (données du premier semestre).

C’est d’ailleurs dans cette même logique que Société Générale vient, dans le même temps, d’annoncer deux accords exclusifs avec l’Union Bancaire Privée (UBP), banque suisse spécialisée dans la gestion de fortune et d’actifs, afin de lui céder SG Kleinwort Hambros et Société Générale Private Banking Suisse, ses deux filiales de banque privée opérant respectivement depuis Londres et Genève. Des transactions qui concerneraient près de 25 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin décembre 2023 et qui se feraient à un prix total d’environ 900 millions d’euros, incluant les fonds propres avec un impact positif d’environ 10 points de base sur le ratio CET1 du groupe à leurs dates de finalisation, attendues elles aussi, d’ici la fin du premier trimestre 2025. Objectif : se recentrer sur sa clientèle fortunée, en s’appuyant d’une part, sur sa franchise (déjà) forte en France et désormais renforcée avec la fusion avec Crédit du Nord, et d’autre part, à l’international, sur ses entités au Luxembourg et à Monaco.

L’on notera que du côté de la BRED Banque Populaire, dont l’une des ambitions est de développer sa présence sur des marchés à fort potentiel, l’opération est belle. "Ce projet s’inscrit dans (notre) stratégie de développement à l’international et consolide (notre) présence dans l’Océan Indien ", s’est félicitée la banque. De fait, elle est déjà implantée à Djibouti, à La Réunion et à Mayotte. Il s’agit même de la première opération mise en œuvre, en termes de fusions-acquisitions, du nouveau plan stratégique de sa maison-mère, BPCE, dévoilé par son président du directoire, Nicolas Namias, le 26 juin dernier.

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