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L’essor des infrastructures porté par les mégatendances mondiales / Des opportunités à saisir pour les investisseurs
Les performances passées ne présagent pas des performances futures, dit l’adage. Sauf en matière d’investissement dans les infrastructures, aurait-on envie d’ajouter. Au cours des dix dernières années et jusqu’à la fin de 2023, les investissements dans les infrastructures ont généré des rendements annualisés de 10,8 %, contre 5,9 % pour les actions mondiales (en prenant l’indice MSCI All Country World comme référence), et 0,4 % pour les obligations globales mondiales (indice Bloomberg Global Aggregate Unhedged).
"La classe d’actifs a bénéficié de l’inflation en 2022, avec un rendement de 10,4 % au cours d’une année où les actions mondiales ont chuté de 19,8 %", observe également UBS. Et si l’on examine les performances plus récentes de l’infrastructure privée, on constate que la thématique a généré des rendements stables quand d’autres catégories d’actifs privés étaient sujettes à la volatilité, comme l’immobilier par exemple. Ce qui s’explique par la moindre sensibilité de l’infrastructure au cycle économique mondial et par des flux de trésorerie stables et corrélés à l’inflation.
Des arguments qui continuent d’attirer des flux croissants d’investissement. UBS note ainsi que "près de 40 % des investisseurs institutionnels prévoient d’allouer davantage de fonds aux actifs d’infrastructure en 2024". D’ailleurs, si l’investissement dans les infrastructures privées était traditionnellement le domaine de ces investisseurs institutionnels en raison des périodes de détention plus longues qui y sont associées, la composition de la collecte de fonds est en train de changer.
L’intérêt croissant des particuliers
Les particuliers fortunés s’intéressent de plus en plus aux infrastructures. Les family offices, qui ne détenaient aucune infrastructure dans leur portefeuille avant 2023, en détiennent désormais à hauteur de 1 % et visent à maintenir ou à accroître leur exposition. Selon le rapport UBS Global Family Office, 27 % des family offices prévoient d’augmenter la part des infrastructures dans leur portefeuille. Une tendance nouvelle pouvant s’expliquer en partie par l’émergence de fonds perpétuels donnant accès à la classe d’actifs.
Les gestionnaires d’actifs démontrent également leur grande confiance dans la classe d’actifs, allant jusqu’à acquérir des spécialistes de l’investissement du secteur. Le rachat en début d’année de la société d’investissement Global Infrastructure Partners par BlackRock ou celui de DIF Capital Partners par CVC en 2023, illustrent bien le phénomène.
Dans son rapport intitulé "The New Infrastructure Blueprint" publié en juillet, BlackRock soulignait d’ailleurs sa conviction que la classe d’actifs des infrastructures devrait demeurer l’une des plus dynamiques en termes de croissance au sein des marchés privés. Un essor lié à la conjonction de multiples mégatendances : les pressions en matière de sécurité énergétique, la transition vers une économie à faibles émissions de carbone, l’évolution démographique et l’urbanisation, et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement. Sans oublier la révolution numérique impulsée par l’intelligence artificielle.
Ensemble, ces différentes composantes nécessitent une quantité énorme de nouvelles infrastructures, depuis les super batteries et les centres de données à grande échelle jusqu’au transport du gaz naturel, en passant par les centres logistiques modernes et les aéroports.
Le financement privé à la rescousse des Etats
Mais si la responsabilité de la construction et de l’entretien des infrastructures incombe traditionnellement aux gouvernements, l’envolée de la dette des Etats qui a triplé depuis le milieu des années 1970 et représente aujourd’hui 92 % du PIB mondial, a obligé à repenser le modèle de financement.
"Les investisseurs privés répondent à ce besoin, sous l’impulsion des grands fonds de pension et des fonds souverains, qui sont attirés par la stabilité, la longue durée, les coupons élevés et les rendements potentiels", souligne ainsi BlackRock. Un nouveau modèle qui promet non seulement de combler le déficit de financement, mais introduit une nouvelle dimension d’efficacité et d’innovation dans la gestion des infrastructures, en tirant parti de l’expertise du secteur privé. Pour les investisseurs privés, les opportunités, que ce soit au niveau des opérateurs d’infrastructures ou des actifs directement, ont ainsi toutes les chances de continuer à se multiplier.
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