Dirigeants, gouvernance / Jean-Marc Boursier / emeis / Orpea / Laurent Lemaire / directeur financier
Dirigeants, gouvernance
Jean-Marc Boursier / emeis / Orpea / Laurent Lemaire / directeur financier
Jean-Marc Boursier prend le relais de la direction financière d’emeis / Une double mission à mener tout en assurant la transition
La direction financière d’emeis change de mains. Laurent Lemaire, qui occupait ce poste depuis décembre 2021, va quitter le gestionnaire d’Ehpad et de cliniques, a annoncé ce dernier après la clôture de la Bourse lundi. "emeis tient à saluer le professionnalisme et l’engagement de Laurent Lemaire dans le soutien aux équipes durant ces trois années de transformation profonde du Groupe ainsi que l’accompagnement réussi de la restructuration financière", a-t-il également été souligné par voie de communiqué.
En conséquence de ce départ, il reviendra désormais à Jean-Marc Boursier d’occuper ces fonctions. Une nomination qui permettra au nouveau directeur financier de l’ex-Orpea d’assurer la transition, en attendant de trouver un remplaçant permanent à Laurent Lemaire.
Actuellement "senior advisor" chez Antin Infrastructure Partners, Jean-Marc Boursier peut compter sur une expérience tangible de ses nouvelles fonctions à son actif. Ce diplômé de Télécom Sud Paris, également titulaire d’un Master en Finances d’HEC, a en effet notamment (entre autres) œuvré en qualité de directeur financier du groupe Suez, ou encore occupé le poste de directeur des opérations du spécialiste des services à l'environnement par la suite.
Consolider et soutenir
De quoi assurer au nouveau directeur financier du groupe dirigé par Laurent Guillot une expertise en matière de finances et de pilotage de fonctions transverses, assortie d’une connaissance des sociétés cotées dans le monde des services. Car à ce poste, sa mission sera double : consolider la transformation des fonctions finances, IT et achats d’emeis et soutenir sa refondation.
La page de sa restructuration financière est en effet désormais bel et bien tournée. Et avec une nouvelle identité et une raison d’être toutes deux entérinées par les actionnaires du groupe lors de son assemblée générale en juin dernier, le cap est donc mis sur la suite, Au programme : la performance économique.
Mais alors que ses maisons de retraite en France peinent encore à regagner des patients depuis la publication du livre de Victor Castanet, "Les Fossoyeurs", emeis aura été contraint de revoir à la baisse ses prévisions annuelles d’Ebitdaar, à la fin du mois de juillet. L'indicateur sera désormais attendu à un niveau de 700 à 730 millions d’euros en 2024, contre 800 à 835 millions d’euros initialement envisagés. D’autant que les difficultés du marché immobilier n’arrangent pas son plan de cessions d’actifs, pourtant activement poursuivi. Afin d’améliorer sa situation de trésorerie, le groupe a donc engagé des mesures conservatoires supplémentaires sur ses postes d’investissements, tandis qu’au-delà des cessions d’activités opérationnelles engagées hors d’Europe, tel que prévu dans le plan "Refondation", des cessions d’actifs opérationnels plus significatives pourraient être envisagées.
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