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Antin Infrastructure Partners convainc avec un solide premier semestre / Le Flagship Fund V progresse vers sa cible de 10 milliards d’euros
Son audacieux investissement dans Proxima, la première compagnie française indépendante de train à grande vitesse, n’aura pas été le seul du semestre. Antin Infrastructure Partners a aussi mis la main sur Portakabin, groupe britannique spécialisé dans la conception et la fourniture d'infrastructures de bâtiments modulaires, et sur GTL Leasing, un groupe américain spécialisé dans la location d'équipements pour le transport et le stockage d'hydrogène, a rappelé mercredi le fonds d’infrastructure français, à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels.
Trois opérations toutes annoncées au cours d’un mois de juin dynamique, pour un total de 1,6 milliard d’euros, tandis que l’investissement dans Excellence Imagerie, qui avait été annoncé en janvier, a finalement été annulé.
Du côté des sorties, aucune vente n’a été comptabilisée sur le semestre, mais l’activité a néanmoins repris, avec l’annonce début août de la cession de Grandi Stazioni Retail (GSR), qui tient la concession exclusive pour l’exploitation des espaces commerciaux et publicitaires des principales gares ferroviaires italiennes.
Le groupe n’a mentionné ni le prix de cession, ni la performance, "mais nous aurions tendance à penser qu’elle est plutôt positive, c’est-à-dire avec un uplift", soit un prix de vente supérieur à la dernière valorisation comptabilisée avant la cession, estime le cabinet Oddo BHF.
L’opération marque en tout cas la dernière sortie du fonds phare Flagship Fund II, et son rendement brut de 2,6 fois le classe parmi les fonds "de premier quartile", a souligné mercredi Alain Rauscher, le président-directeur général d’Antin Infrastructure Partners.
Des actifs sous gestion payants de 20,6 milliards d'euros
En termes de résultats, l’excédent brut d’exploitation de 84 millions d’euros dégagé au premier semestre, en hausse de 1,4%, s’est avéré supérieur de 2% aux attentes du consensus des analystes.
Il a été soutenu par les commissions de gestion, qui se sont élevées à 143,9 millions d’euros, en augmentation de 5,3 %, elles-mêmes soutenues par la hausse des actifs générant des commissions (Fee-Paying Assets Under Management ou FPAUM) à 20,6 milliards d’euros. Et ce, sachant que la levée de fonds de 0,3 milliard d'euros du premier semestre 2024 est entièrement liée au fonds Flagship V. Celui-ci avait levé 9,4 milliards d'euros à fin juin, soit 94 % de la taille cible du fonds de 10 milliards d'euros, qui peut ainsi encore être atteinte d’ici la fin de l’année.
A la suite de ses deux investissements dans Portakabin et Proxima au premier semestre, le Flagship Fund V était déployé à hauteur de 38% à fin juin, tandis que les deux autres véhicules, Mid Cap Fund I et NextGen Fund I (qui a acquis GTL Leasing) était engagés à hauteur d’environ 50% et 59% respectivement.
Le groupe informe d’ailleurs d’un allongement de ses cycles d’investissement. La période d’investissement du Flagship Fund V - qui est au début de son cycle de déploiement - devrait ainsi s’établir à "environ quatre ans", indique Antin, tandis que les fonds Mid Cap Fund I et NextGen Fund I tendent vers des périodes d'investissement "de plus de quatre ans".
Une évolution que le fonds justifie seulement par son "approche disciplinée en matière de déploiement de capitaux", sur un marché où les opportunités ne sont pas près de se tarir. "Les perspectives pour l'infrastructure et pour Antin restent prometteuses car nous bénéficions de mégatendances thématiques", a rappelé Alain Rauscher. Une confiance que les investisseurs semblent visiblement enclins à partager : l’action Antin Infrastructure Partners gagnait mercredi plus de 7%, à 12,24 euros.
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