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Babilou Private equity Antin Infrastructure Partners

Private Equity / Babilou / Capital-investissement / Private equity / Antin Infrastructure Partners

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Les crèches Babilou accueillent le fonds d’infrastructures Antin

Le français Antin IP devient d’un des actionnaires de référence du groupe. La valorisation de la cible se situe entre 1 et 1,5 milliard d’euros ; l’intérêt des fonds pour les "infrastructures sociales" ne se dément pas.
Crèche Babilou
Crèche Babilou

Le tableau de chasse des fonds infrastructures s’étend à la petite enfance. Déjà présent relativement marginalement dans les "infrastructures sociales" (par exemple les cliniques Inicea et Almaviva, ou les centres d’éducation spécialisé Kisimul et Hesley Group), Antin Infrastructure Partners vient d’investir dans Babilou Family, un groupe français de crèches fondé par les frères Carle en 2003 et qui a depuis établi un réseau de 800 structures dans 12 pays pour près de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires et 75 millions d’Ebitda. Le fonds bat sur le fil le suisse Partners Group, au terme d’un appel d’offres organisé par JPMorgan depuis novembre 2019, que l’américain Blackstone et le fonds de pension canadien Omers ont également tenté de remporter.

Jusqu’ici, Babilou était contrôlé à 60% par le holding Carle (détenu à 85% par la famille homonyme et à 15% par Société Générale Capital Partenaires et le fonds français Raise Investissement), à 20% par le family office belge Cobepa et à 20% par le fonds américain TA Associates (arrivé en 2017).

Malgré un long communiqué diffusé vendredi après-midi, très peu de détails sont fournis sur la transaction et l’entreprise n’a pas souhaité s’exprimer. L’on sait simplement qu’Antin IP se retrouve actionnaire de référence aux côtés de la famille Carle, tandis que Raise et TA Associates figurent encore au capital. Selon les informations de Wansquare, Cobepa et SG Capital Partenaire ont vendu leurs parts, la famille une partie, tandis que Raise a vendu et réinvesti partiellement ; le seul actionnaire qui n'a pas bougé est TA Associates. Aucun argent frais n'a par ailleurs été apporté dans Babilou.

Le secteur des infrastructures sociales est depuis quelques années convoité par les fonds de capital-investissement comme d’infrastructures : ces activités résistent le plus souvent aux crises parce qu’elles remplissent des besoins essentiels, elles sont souvent assises sur des actifs tangibles (patrimoine immobilier) et peuvent bénéficier de subventions. Si les réseaux de maisons de retraite s’arrachent à des prix élevés depuis déjà des années, les institutions d’éducation connaissent le même phénomène. Après les prépas, les universités privées et les Grandes Ecoles, vient le tour des crèches. L’américain Bright Horizons Family Solutions, par exemple, était valorisé 25 fois son Ebitda l’année dernière.

Mais la crise sanitaire est passée par là. A 25 fois l’Ebitda, Babilou aurait été valorisé 1,88 milliard d’euros. Selon nos informations, la valorisation se situe entre 1 et 1,5 milliard d'euros. Ce qui reste un multiple conséquent.

Avec cette opération, Antin IP continue à tisser sa toile dans tous les segments des infrastructures. Il faut dire que l’investisseur, créé en 2007 au sein de BNP Paribas jusqu’à ce que ses associés n’acquièrent la participation restante de la banque en 2012, a considérablement accru ses moyens. Il a clos fin juillet son quatrième véhicule à 6,5 milliards d’euros, dépassant largement son objectif initial de 5,5 milliards. En 13 ans d’existence, il aura levé 15 milliards d’euros auprès d’investisseurs internationaux.

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