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Eurazeo / Kurma Partners

Kurma Partners boucle le premier closing de son Biofund IV à 140 millions / Une nouvelle étape importante de l’essor du pôle santé d’Eurazeo

Après avoir soutenu la levée de fonds de PanTera, Eurazeo voit sa filiale Kurma Partners franchir un nouveau cap avec le premier closing de 140 millions d’euros de Biofund IV. Ce fonds biotech, qui vise un closing final de 250 millions d’euros en 2025, illustre la montée en puissance de Kurma et de sa stratégie volontariste allant de la création de sociétés de biotechnologies jusqu’au financement de laboratoires plus matures.
Kurma Partners vise un closing final à 250 millions d'euros pour son Biofund IV d'ici 2025 - Photo by TEK IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARY / ABO / Science Photo Library via AFP
Kurma Partners vise un closing final à 250 millions d'euros pour son Biofund IV d'ici 2025 - Photo by TEK IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARY / ABO / Science Photo Library via AFP

Une actualité dense pour Eurazeo dans la santé. Après sa participation en septembre à la levée de fonds de série A dans la société belge PanTera, qui s’est lancée dans la production d’une molécule radioactive à fort potentiel dans le traitement du cancer, la société d’investissement voit à présent sa filiale Kurma Partners franchir une étape importante de son développement.

Les équipes de Kurma Partners viennent en effet de boucler à 140 millions d’euros le premier closing de leur nouveau fonds biotech, le Biofund IV, celui-ci visant un closing final de 250 millions d’euros en 2025.

La lignée des Biofunds des équipes de Kurma Partners poursuit ainsi sa montée en puissance. Depuis le premier millésime Biofund I qui avait été bouclé à 51 millions d’euros en 2010, la taille du véhicule dédié aux sciences de la vie progresse régulièrement. Si le Biofund II avait été closé à 75 millions d’euros, le closing final du Biofund III s’était établi à 160 millions d’euros à l’été 2020.

Une ambition croissante qui n’est pas sans rapport avec la montée il y a tout juste trois ans d’Eurazeo à 70,6 % du capital de la société de gestion française spécialisée dans les biotechnologies et l’innovation médicale.

 

Un continuum de financement

 

Pour Eurazeo, "le succès du Biofund IV s’inscrit dans quelque chose de plus large, le but étant d’assurer un continuum de financement partant de la molécule en sortie de laboratoire, qui est le domaine d’expertise de Kurma, jusqu’au large buy-out, qui est l’une des expertises d’Eurazeo", souligne à WanSquare Olivier Millet, membre du directoire et Managing Partner - Small-mid buyout & Nov Santé chez Eurazeo.

La volonté d’Eurazeo est de "construire un pôle santé qui s’appuie d’abord sur la science", et donc l’expertise des équipes de Kurma Partners, "mais en allant au-delà, avec des équipes spécialisées sur les différentes formes d’investissement dans la santé en créant des ponts et des synergies", poursuit-il.

Une approche justement illustrée par le co-investissement réalisé par Kurma Partners et le fonds Nov Santé Actions Non Cotées, géré par Eurazeo (et lancé à l’initiative de France Assureurs et de la Caisse des Dépôts), dans PanTera. Sachant que pour Kurma Partners, cet investissement a été opéré dans le cadre de sa nouvelle stratégie d’investissement Growth Opportunity, ayant vocation à financer les sociétés plus matures dans les derniers stades de leur développement pré-commercialisation.

 

Stratégie différenciante

 

Car la stratégie d’origine de Kurma Partners est l’early stage. D’ailleurs, "ce qui nous différencie beaucoup au sein de l’écosystème des biotechnologies est notre activité très volontariste de création d’entreprises", souligne Rémi Droller, associé-gérant de Kurma Partners. Dans le cadre de la stratégie Biofund, "nous créons à peu près la moitié des sociétés que l’on finance. C’est un point clé et différenciant de notre stratégie d’investissement", ajoute-t-il. Ainsi qu’un atout important dans le dispositif santé d’Eurazeo.

Pour y parvenir, Kurma Partners s’appuie sur une équipe composée d’anciens chercheurs, de médecins ou de pharmaciens. "Notre compréhension du développement pharmaceutique nous permet de trouver les pistes de transformation de la recherche académique en candidat médicament", poursuit Rémi Droller. Avec succès, puisque depuis sa création en 2009, Kurma Partners a créé plus de 20 sociétés sur plus de 60 qui ont été accompagnées (créations et financements de série A et B confondus).

Une expertise susceptible d’être renforcée par les propres investisseurs du fonds. Pour le Biofund IV, Kurma Partners a ainsi accueilli le groupe pharmaceutique autralien CSL, dont les domaines de prédilection sont les maladies rares et graves, les vaccins antigrippaux, et qui est aussi un grand acteur de l’innovation en matière de thérapie génique ou d’ARN messager.

Ont participé également, outre l’actionnaire et sponsor Eurazeo, d’autres investisseurs institutionnels français et européens et en particulier Bpifrance, des gros investisseurs à côté desquels on trouve aussi des family offices et des investisseurs historiques de Kurma Partners.

 

Amolyt vendue pour 1 milliard de dollars

 

En termes de déploiement, Kurma Partners vise 16 à 20 nouveaux investissements, dont les trois premiers ont déjà été réalisés. Ceux-ci "représentent bien la stratégie du fonds avec de grandes indications thérapeutiques ciblées, à la fois des maladies auto-immunes et anti-inflammatoires, de l’immunothérapie contre le cancer, ainsi que des indications plus petites mais avec des besoins cliniques très importants comme par exemple la prévention du rejet de greffe de rein associé à des infections virales", indique Rémi Droller.

Ces trois investissements ont ainsi été réalisés dans la société SciRhom, spécialisée dans les maladies auto-immunes, dans Memo Therapeutics, spécialisée dans l’immunité naturelle, et dans Avidicure, qui développe de l’ immunothérapie contre le cancer.

Et ce, alors que plusieurs sorties du fonds précédent, Biofund III, témoignent du succès de la stratégie menée, avec en particulier l’acquisition en mars 2024 d’Amolyt Pharma, société spécialisée dans les maladies endocriniennes rares, par AstraZeneca, pour 1 milliard de dollars, mais aussi celle d’Emergence Therapeutics, spécialisée dans les anticorps conjugués contre le cancer, par Eli Lilly, ou de Corlieve Therapeutics par UniQure.

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