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Macro-économie / Taux / AIE

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AIE

Fenêtre de tir pour la transition énergétique / Offres excédentaires et surproductions ouvriraient le champ des possibles

Un répit à utiliser à bon escient. Les perspectives mondiales sur l’énergie publiée par l’Agence internationale de l’énergie dressent un panorama favorable à la transition énergétique à condition d’en avoir la volonté politique. L’institution évoque une décennie 2020 où offre excédentaire de pétrole et de gaz naturel et surcapacité de production dans l’énergie propre donneraient plus de marge de manœuvre aux gouvernants.
Photo by ADEK BERRY / AFP
Photo by ADEK BERRY / AFP

"Un monde énergétique très différent de celui que nous avons connu ces dernières années lors de la crise énergétique mondiale". Le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, attend de la part des dirigeants politiques qu’ils ne se contentent pas d’utiliser le contexte favorable à venir à des fins bassement électorales, mais qu’ils parviennent à élaborer des politiques structurantes.

Les besoins d’investissements restent colossaux, les perspectives mondiales sur l’énergie publiées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) font état de la nécessité d’affecter davantage de fonds à destination des "nouveaux systèmes énergétiques, en particulier dans les réseaux électriques et le stockage d’énergie". Actuellement, "pour chaque dollar dépensé dans l’énergie renouvelable, 60 cents sont consacrés aux réseaux et au stockage, ce qui montre à quel point les infrastructures de soutien essentielles ne suivent pas le rythme des transitions vers les énergies propres".

 

Bon escient

 

Un déséquilibre à traiter urgemment et qui pourrait profiter d’un phénomène décrit par Fatih Birol ; à savoir, un répit permis par des pressions à la baisse sur les prix des carburants peut "donner aux décideurs politiques la possibilité de se concentrer sur l’augmentation des investissements dans les transitions vers les énergies propres et sur la suppression des subventions inefficaces aux combustibles fossiles ". Ils bénéficieraient dans le même temps d’une "importante surcapacité de production pour certaines technologies clés de l’énergie propre, notamment le solaire photovoltaïque et les batteries ".

Les investissements supplémentaires seraient d’autant plus déterminants que les sources à faibles émissions sont en bonne voie pour "produire plus de la moitié de l’électricité mondiale d’ici 2030" et ce alors "que la demande pour les trois combustibles fossiles – charbon, pétrole et gaz – devrait encore atteindre son pic d’ici la fin de la décennie". La capacité des sources d’énergie décarbonée à tirer profit de la fin de l’appétit pour le fossile sera cruciale pour éviter une envolée des prix.

 

Bons élèves

 

Le directeur exécutif de l’AIE en a profité pour ériger la Chine en exemple sur certains sujets. Il estime que "comme pour de nombreuses autres tendances mondiales en matière d’énergie, la Chine joue un rôle majeur dans ce qui se passe" et a même argué que " nous vivons désormais dans un monde où presque toutes les histoires énergétiques concernent essentiellement la Chine".

Fatih Birol a ainsi rapporté que "l’expansion de l’énergie solaire en Chine progresse à un tel rythme que, d’ici le début des années 2030 – dans moins de dix ans – la production d’énergie solaire chinoise pourrait à elle seule dépasser la demande totale d’électricité des États-Unis aujourd’hui". Les gouvernants du monde entier, Europe en tête, ne devraient pas avoir la même grille de lecture que le dirigeant de l’Agence. Ils ont quant à eux des préoccupations importantes sur le volet de la souveraineté et cette hégémonie que tente d’imposer la Chine n’est pas pour leur plaire.

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