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CPME / Gaëtan de Sainte Marie / Prgramme
Gaëtan de Sainte Marie milite pour "un réflexe PME" /
Le candidat à la présidence de la CPME veut faire de l’organisation patronale une "machine à propositions"
Le 21 janvier prochain, la CPME aura un nouveau président après 10 ans de mandat de François Asselin. "François a réalisé un fantastique travail au cours de ses deux mandats. Grâce à son action et nos équipes, la CPME est devenue beaucoup plus visible et a été mieux entendue par les parties prenantes. Tout ce qui a été accompli doit nous permettre demain d’aller encore plus loin ", confie à WanSquare, Gaëtan de Sainte Marie, citant un proverbe chinois qu’il affectionne toute particulièrement : "Si nous voyons plus loin que nos pères, c’est que nous sommes montés sur leurs épaules ".
L’homme de 49 ans est, depuis septembre, candidat, aux côtés d’Amir Reza-Tofighi et Alain Gargani, à la présidence de l’organisation patronale. Membre du comité exécutif de la CPME, Gaëtan de Sainte Marie est aussi vice-président de la CPME du Rhône depuis 2022, président de la commission numérique au niveau national et, entrepreneur avant tout. Président-directeur général de Qantis, cette centrale d’achat pour les PME et les ETI qu’il a créée il y a 26 ans, n’est en effet pas son premier "bébé". Sa première entreprise, il l’a fondée à 24 ans en Australie. Il s’est ensuite beaucoup engagé auprès de start-ups et possède un domaine viticole dans le Jura, racheté il y a quelques années.
Ce "serial entrepreneur" est entré à la CPME à l’âge de 18 ans et a longtemps œuvré dans le cadre du CJD, le mouvement de jeunes dirigeants, où il a notamment présidé l’antenne de Lyon et présidé le mouvement à l’international. "J’ai toujours été admiratif des PME. Elles sont la charpente de l’économie française. Les chefs d’entreprise sont aussi bien connectés à leurs clients, qu’à leurs collaborateurs, leurs fournisseurs, aux territoires. C’est indispensable s’ils veulent développer leur activité et la pérenniser ", estime Gaëtan de Sainte Marie, convaincu que la France devra, demain, s’appuyer davantage sur ce tissu économique. "Les pouvoirs publics doivent mettre la valeur travail au cœur de leur modèle d’actions. Les PME sont capables de créer de la richesse et de la distribuer", insiste-t-il, jugeant le projet de loi de finances pour 2025 inquiétant : "augmenter les impôts des entreprises est un réflexe paresseux d’un Etat aux abois, incapable de prendre des décisions courageuses. Taxer les entreprises fait certes rentrer de l’argent dans les caisses à court terme, mais à moyen-long terme, cela détruit des entreprises, des capacités d’investissement et d’innovation", prévient-il.
C’est partant de ce constat qu’il a établi son programme, axé sur trois grandes thématiques : le travail et la productivité, le social et le territorial et la CPME en elle-même. "Je suis candidat à la présidence de la CPME car je pense qu’il est temps de passer du collectif au collaboratif. Le collaboratif est plus efficace car il repose sur une méthode que j’ai même théorisé dans un livre, publié en 2016, ‘Ensemble on va plus loin’, et que je me propose d’appliquer à la CPME, avec les fédérations nationales et les CPME départementales et régionales ", explique-t-il.
Son programme contient 39 propositions, allant de la sécurisation des allègements de charges sous le salaire médian (sujet brûlant du moment dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025), à l’assouplissement des 35 heures et des RTT, au doublement du montant de la défiscalisation des heures supplémentaires pour les salariés, à la création de dispositifs spécifiques sécurisant et valorisant les entreprises familiales, etc. "La CPME est la maison commune de toutes les PME. Mon ambition est d’en faire encore davantage un syndicat patronal de propositions, une machine à produire des idées, afin que la France puisse acquérir ‘le réflexe PME’", plaide-t-il.
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