Macro-économie / Taux / TPE / CPME / France
Macro-économie / Taux
TPE / CPME / France
France : des PME à bout de souffle
Les petites et moyennes entreprises ont bénéficié d’un soutien significatif depuis le début de la crise de la part de la puissance publique que ce soit à travers, entre autres, des prêts garantis par l’Etat (PGE), du dispositif de chômage partiel ou encore des reports de diverses charges. On apprend ainsi dans une enquête menée par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) que 33% des TPE/PME interrogées ont le sentiment que leur entreprise est "sous perfusion de l’Etat" et 3% d’entre elles ont répondu, ou s’apprêtent à le faire, à un appel à projet dans le cadre du plan de relance. Par ailleurs, il apparaît que 45% des entreprises sondées ayant bénéficié d’un PGE ne sont pas certaines d’être en mesure de le rembourser. Enfin, 36% des répondants ne pensent pas être en capacité de rembourser le report de charges fiscales et sociales dont ils ont pu profiter.
Evidemment, au fur et à mesure des nouveaux confinements, la situation des TPE/PME va de mal en pis comme le démontre l'enquête menée par la CPME. Au sein de cette dernière conduite auprès de 2400 dirigeants de TPE/PME entre le 7 et le 20 janvier 2021, près des deux tiers des entreprises interrogées (65%) déclarent avoir connu une baisse de chiffre d’affaires par rapport à la même période en 2019. En conséquence de quoi, plus de la moitié d’entre elles (52%) ont souffert d’une dégradation de leur trésorerie. Pour cette année, "les perspectives sont mitigées mais pas catastrophiques", affirme la CPME. En effet, certes 52% des sondés prévoient une baisse de chiffre d’affaires dans les prochains mois, mais 48% anticipent un maintien ou même une hausse. Et du côté de l’emploi, si 25% envisagent de réduire leurs effectifs, 66% pensent le maintenir et 9% prévoient de recruter.
Alors que la France connaît un couvre-feu depuis un mois et demi, les entreprises le considèrent, sans surprise, comme un frein à l’activité pour plus de la moitié d’entre elles (53%), tandis qu'une sur deux (49%) s’estime dans l’incapacité de supporter un troisième confinement.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

