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Entreprises / Actions / Dette / endettement / PME / TPE / Conseil d'analyse économique

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Amélioration rassurante des trésoreries pour les entreprises

Selon une étude réalisée par le Conseil d'analyse économique, la situation de trésorerie des entreprises s’est nettement améliorée pour la grande majorité des secteurs depuis le début de la crise sanitaire. Toutefois, certains demandent plus de vigilance par rapport aux risques d'insolvabilité de certaines entreprises. 
La Défense, Paris - BERTRAND GUAY / AFP
La Défense, Paris - BERTRAND GUAY / AFP

Pour l’ensemble des secteurs d’activité en France, la situation de trésorerie des entreprises s’est stabilisée, selon une étude réalisée par le Conseil d'analyse économique s'appuyant sur les données du Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Grâce à ce rebond, le risque d’illiquidité et d’augmentation des défaillances des TPE et PME à court terme est réduit.

Dans un premier temps, l’encours net bancaire s’est amélioré depuis le début de la pandémie. Cette indication de la situation d’une entreprise en termes de solvabilité suggère toutefois de fortes hétérogénéités entre secteurs et au sein de chaque secteur. Les PME du secteur du tourisme (S1) ont plus souffert des restrictions sanitaires que les TPE, notamment en Île‐de‐France. Paradoxalement, les situations financières des TPE du secteur S1 se sont améliorées plus rapidement que les autres TPE. Cette amélioration témoigne d’une surcompensation de la baisse de leur excédent brut d’exploitation, ainsi qu’un effet saisonnier favorable. Globalement, les TPE semblent avoir été mieux protégées que les PME.

D'autre part, les entreprises qui ont souscrit à un prêt garanti par l’État (PGE) ont vu leur situation financière précaire précovid s'aggraver par une dette nette bancaire en hausse pendant la pandémie. Entre 40 à 50 % du PGE a été consommé en moyenne, témoignant du réel besoin de ce prêt pour ces entreprises. Selon l’étude réalisée, ces prêts auraient été utilisés pour éponger des pertes, et non pas pour le financement de l’investissement ou créditer des comptes d’épargne.

Pour les secteurs de la construction, de l’industrie manufacturière, de l’information et de la communication, ainsi que les PME dans l’hébergement restauration en Île‐de‐France, certaines entreprises nécessitent une vigilance particulière. En effet, les risques d’insolvabilité sont plus importants que les risques d’illiquidité. Le retrait des aides pour ces secteurs devra se faire avec une très grande prudence. Pour cela, les différents créditeurs, comme l’Urssaf ou encore l’État, vont devoir examiner la question de la soutenabilité de la dette pour ces entreprises.

La réponse à ces interrogations va se formuler lors des prochains mois lorsque l’analyse des données de comptes bancaires du Crédit Mutuel Alliance Fédérale sera publiée. Cela permettra d’évaluer la reprise de l’activité et à quel point celle-ci compense la baisse des aides. De ce fait, une estimation de la date à laquelle la dette accumulée par ces entreprises sera remboursée pourra être formulée.

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