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France; inadéquation; Pôle Emploi

Macro-économie / Taux / Conseil d'analyse économique / marché du travail / Crise sanitaire

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Conseil d'analyse économique / marché du travail / Crise sanitaire

Le marché du travail français n'a pas été transformé par la crise

Le Conseil d'analyse économique estime dans sa dernière note que le marché du travail hexagonal s'est remis des effets de la crise sanitaire. Cette dernière n'a également pas accru les problèmes d'adéquation entre offre et demande de travail en France.
Pôle Emploi. Thibaut Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Pôle Emploi. Thibaut Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Alors que l'heure est à la course à l'Élysée et que chacun des candidats dévoile ses propositions notamment économiques, on commence enfin à avoir du recul sur les effets de la crise sanitaire. La récente note du Conseil d'analyse économique consacrée au marché du travail français constate que ce dernier "semble avoir récupéré du choc violent infligé". A contrario les tensions sur le marché de travail ont pu évoluer de façon très hétérogène avec une embauche en contrat long qui a "plutôt été facilitée durant la crise" alors que des "difficultés d'embauche en contrats courts ont été importantes".

Le constat d'un marché du travail qui a récupéré au niveau national cache en effet "d'importantes hétérogénéités sectorielles et territoriales". Notamment avec une "moitié sud-ouest du territoire métropolitain" dont François Fontaine et Roland Rathelot - les économistes qui publient la note - estiment qu'elle a été "relativement épargnée par la crise" comparée au reste de l'Hexagone. 

L'affirmation la plus intéressante de la publication semble néanmoins résider dans le fait que la pandémie qui "n'a pas fortement accru les problèmes d'adéquation entre offre et demande de travail sur le marché du travail français". L'indicateur de "mismatch" calculé sur une décennie établit que les soucis d'adéquation sont stables sur la période. Par exemple résoudre l'ensemble des problèmes d'inadéquation entre métiers permettrait de façon constante de "pourvoir 6 à 7 % d'emplois supplémentaires" au cours des dix dernières années. 

Ce qui conduit les auteurs à avertir que recourir à "la formation professionnelle des demandeurs d'emploi" - qui est un "outil de prédilection" pour les réorienter - ne devrait pas avoir "un impact quantitativement important sur le chômage agrégé".

Cette analyse couplée à d'autres constats sur les mesures prises par le gouvernement pousse les auteurs à recommander de s'attaquer aux problèmes d'informations sur les compétences des candidats. Les difficultés de recrutement ne semblant pas "provenir d'une inadéquation entre l'offre et la demande en termes de compétences ou de localisation de la main-d’œuvre", il faudrait développer les accompagnements aux entreprises en période de recrutement. De telles politiques publiques pourraient prendre la forme de la création d'un marché de prestataires sous "l'égide du service public". Couplée à des tests certifiés par Pôle emploi ou des acteurs privés, cette "amélioration des méthodes de recrutements pourrait conduire à la réduction du taux de chômage agrégé"

 

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