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Macro-économie / Taux / CPME / France / prix de l'énergie

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CPME / France / prix de l'énergie

ukraine France : les PME sont très préoccupées par le choc énergétique

UKRAINE. La hausse des prix du carburant et plus largement de l’énergie est la première difficulté à laquelle sont confrontées les petites et moyennes entreprises hexagonales, loin devant les problématiques afférentes à l’approvisionnement et au recrutement, selon une étude de la CPME.
JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Les petites et moyennes entreprises françaises prennent très au sérieux l’envolée des prix de l’énergie que connaît la France depuis près d’un semestre sous l’effet de la reprise économique mondiale et des tensions géopolitiques. Elle est même devenue leur principale préoccupation, si l’on en croit une étude de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). En effet, un chef d’entreprise sur deux (49 %) indique que la hausse des prix du carburant et plus globalement de l’énergie est la première difficulté à laquelle il est confronté, loin devant les problèmes liés à l’approvisionnement en matières premières (21 %) et au recrutement (16 %), rapporte cette enquête menée auprès de 1.523 dirigeants entre le 1er et le 25 mars.

Dans le détail, plus des deux tiers des dirigeants sondés (71 %) estiment ressentir une hausse - hors carburant - importante (87 % des entreprises interrogées recourent à l’électricité, 34 % au gaz, 20 % au fuel, 4 % au bois). Sont particulièrement touchées les entreprises évoluant dans le secteur industriel (76 %) et les très petites entreprises ayant souscrit des contrats d’électricité au prix du marché (80 %). 

D'autre part, dans le contexte d’une inflation à son niveau le plus élevé enregistrée par l’économie française depuis une quarantaine d’années, de vifs débats ont lieu quant à savoir comment cette augmentation pourrait être transmise aux consommateurs. L’enquête rapporte une situation très peu contrastée. "Seulement" 22 % des entreprises augmentent leur prix de vente. Leur santé financière en est affectée puisque près de neuf sur dix enregistrent une diminution de leur taux de marge. Selon certains chefs d’entreprise, cela envoie un signal plutôt inquiétant concernant leur activité. Si bien que 37 % des dirigeants expliquent "remettre en cause leur modèle économique" tandis que près d’un sur quatre (18 %) va même jusqu’à se poser la question du maintien de son activité.

Enfin, alors que le qualificatif de "transitoire" pour désigner l’inflation élevée actuelle suscite la controverse, les dirigeants apparaissent plutôt partagés concernant sa composante "énergétique". Si plus de la moitié (56 %) d’entre eux considère que la hausse des coûts de l’énergie et des carburants est structurelle, notamment en raison de la transition écologique, ils sont 44 % à juger que la hausse des prix est avant tout due à des facteurs conjoncturels tels que la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

En vue de limiter la hausse des prix tant du carburant que de l’énergie, "les trois quarts des chefs d’entreprise estiment qu’une baisse de la fiscalité serait plus efficace qu’une aide financière", indique l’étude. Dans son plan de résilience présenté le 16 mars pour lutter contre les retombées économiques de l’invasion russe de l’Ukraine, le gouvernement avait annoncé, entre autres, la mise en place de subventions pour une période de neuf mois à destination des entreprises les plus affectées par le bond des prix de l’énergie (facture de gaz ou d'électricité représentant plus de 3 % du chiffre d'affaires est l’un des 3 critères pour jouir de la subvention). Par ailleurs, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé une remise de 15 centimes hors taxe par litre de carburant.

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