Entreprises / Actions / TotalEnergies / résultats financiers
Entreprises / Actions
TotalEnergies / résultats financiers
TotalEnergies peut compter sur son modèle intégré / Mixer les sources de revenus pour mieux résister à la volatilité
C’est dans les contextes économiques défavorables qu’une entreprise prouve la solidité de sa stratégie. Sans surprise et comme au trimestre précédent, la baisse des prix du pétrole et des marges de raffinage, notamment en Europe (-66 % sur le trimestre), ont encore pesé sur les performances financières de TotalEnergies. Au troisième trimestre, la compagnie a vu son résultat net ajusté part du groupe s’établir à 4,1 milliards de dollars, en repli de 13 % par rapport au deuxième trimestre (4,7 milliards de dollars). L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a quant à lui reculé de 9 % sur le trimestre, à 10 milliards de dollars. C’est moins que ce qu’attendait le consensus établi par FactSet qui tablait sur un résultat net ajusté de 4,21 milliards de dollars.
Pas de quoi inquiéter pour autant le groupe, qui s’attendait à cette normalisation et qui a confirmé sa guidance sur les investissements nets à 17-18 milliards de dollars pour cette année. Il a aussi décidé de la distribution d’un troisième acompte sur dividende au titre de l’exercice 2024 d’un montant de 0,79 euro par action, en hausse de près de 7 % par rapport à 2023, et de 2 milliards de dollars de rachats d’actions au quatrième trimestre (soit 8 milliards de dollars sur l’année 2024).
Il faut dire que la compagnie présidée par Patrick Pouyanné a pu se montrer résiliente du fait de sa stratégie multi-énergies intégrée.
Dans le détail, l’Exploration-Production affiche un résultat opérationnel net ajusté de 2,48 milliards de dollars, en repli de 7 %, et un cash-flow stable à 4,3 milliards d’euros.
La production Amont s’est établie à 2,41 millions de barils équivalent pétrole par jour (Mbep/j) au troisième trimestre (-1 % sur le trimestre et en hausse de 1 % sur un an hors Canada), "bénéficiant de la montée en puissance du projet Mero 2 au Brésil, compensant partiellement une maintenance non planifiée Ichthys LNG et en Libye ", a expliqué le président-directeur général. Pour mémoire l’entreprise a lancé, au troisième trimestre, la mise en production du projet pétrolier à forte marge d’Anchor aux États-Unis, le projet gazier Fenix en Argentine, et le projet GranMorgu au Suriname, "qui contribuera à soutenir l’objectif de croissance de 3 % par an à horizon 2030 ", a assuré Patrick Pouyanné. Au quatrième trimestre 2024, le groupe anticipe une production d’hydrocarbures entre 2,4 et 2,45 Mbep/j.
Le secteur Integrated LNG (gaz naturel liquéfié, GNL) a réalisé quant à lui un résultat opérationnel net ajusté de 1,1 milliard de dollars (-8 % sur le trimestre), et un cash-flow de 900 millions de dollars. Les ventes de GNL sont néanmoins en hausse de 8 % sur le trimestre, du fait de la hausse des volumes spots, dans un contexte saisonner de reconstitution des stocks.
Enfin, le résultat opérationnel net ajusté du secteur Integrated Power (électricité bas carbone) a atteint 485 millions de dollars au troisième trimestre, pour un cash-flow de plus de 636 millions d’euros. "Sur les neuf premiers mois de l’année, le cash-flow croît de 35 % par rapport à 2023 et s’établit à 1,95 milliard de dollars, en ligne avec la guidance annuelle de plus de 2,5 milliards de dollars ", s’est félicité le patron de TotalEnergies. La production nette d’électricité s’élevait à 11,1 térawattheures au troisième trimestre 2024, en hausse de 23 % sur le trimestre, "grâce notamment à l’augmentation de la production d’électricité issue de capacité flexibles aux États-Unis et de l’acquisition de la centrale de West Burton au Royaume-Uni ce trimestre ", a indiqué le groupe. Ce faisant, la capacité brute installée de génération électrique renouvelable a atteint les 24,2 gigawatts à la fin du mois de septembre 2024, en croissance de 0,2 gigawatt sur le trimestre.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

