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Le prometteur marché de l’industrie verte / La Chine caracole en tête pour l’heure

Des exportations de technologies propres chinoises anticipées comme devant arriver au niveau des recettes d’exportation de pétrole prévues cette année pour l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis réunis soit 340 milliards de dollars et ce dès 2035. C’est ce sur quoi table l’Agence internationale de l’énergie dans un rapport dédié. Cette dernière s’inquiète du retard pris par certains pays, à commencer par ceux d’Asie du Sud-Est, d’Amérique latine et d’Afrique, lesquels représentent actuellement moins de 5 % de la valeur générée par la production de technologies propres.
Photo by Punit PARANJPE / AFP
Photo by Punit PARANJPE / AFP

Pas seulement une histoire de convictions mais également de rendement. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) exhorte les investisseurs privés et publics à regarder de plus près les perspectives offertes par les technologies propres. Son directeur exécutif Fatih Birol considère que "la croissance de la production et du commerce des technologies énergétiques propres devrait profiter à de nombreuses économies, et pas seulement à quelques-unes".

Preuve à l’appui puisque ses équipes établissent que l’Asie du Sud-Est pourrait "devenir l’un des endroits les moins chers pour produire du polysilicium et des plaquettes pour panneaux solaires au cours des dix prochaines années", tandis qu’il existe en Amérique le potentiel nécessaire pour accroître la production d’éoliennes afin de les exporter.

 

Souveraineté

 

Le directeur exécutif se montre offensif et juge que ses équipes laissent "aux gouvernements des décisions difficiles et complexes à prendre, ce nouveau rapport révolutionnaire de l’AIE fourni une base solide et fondée sur des données pour leurs décisions". Il ne cache pas que les transitions vers les énergies propres sont une "opportunité économique majeure" et que "les pays cherchent à juste titre à en tirer part".

Actuellement les flux d’investissements sont certes records selon l’institution, néanmoins il s’avère que "la plupart de ces dépenses sont concentrées dans les pays et régions qui ont déjà établi une position claire dans le secteur et cherchent à renforcer leur position". On y retrouve ainsi la Chine, l’Union européenne ou encore les États-Unis, et un acteur émergent sur la question avec l’Inde.


Danger

 

Pour autant tous les risques liés aux énergies fossiles ne disparaîtraient pas. Si la planète a souvent les yeux tournés vers le détroit d’Ormuz et les quelque 20 % du commerce des combustibles fossiles y transitant quotidiennement, l’AIE avance que c’est "près de la moitié de l’ensemble du commerce maritime de technologies énergétiques propres [qui passe par le détroit de Malacca, qui relie les océans Indien et Pacifique]". Le risque de perturbation ou encore de congestion des infrastructures ne disparaîtrait donc pas avec la transition énergétique.

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