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Alan lance un triplé d’innovations / Avec l'IA en fer de lance, l'assurtech continue à façonner sa vision du futur de la santé
C'est sur la scène de l'Hôtel de l'Industrie à Paris, un lieu au sein duquel il avait déjà reçu un prix il y a une dizaine d'années, que Jean-Charles Samuelian, co-fondateur et CEO d'Alan, a présenté ce mardi trois nouveaux produits qui viendront compléter l'offre de l'assureur 2.0. Du haut, désormais, de ses près de 700 000 personnes couvertes et 30 000 entreprises servies (allant des secteurs technologique à industriel, en passant aussi par la fonction publique), Alan garde pourtant depuis sa création le même objectif : devenir un partenaire global et privilégié de santé pour ses membres et clients, en matière d'assurance, de prévention et de soins. Le tout en utilisant l’innovation comme vecteur d’accélération. En clair, contribuer à "une nouvelle ère de la santé", a souligné le CEO de l'entreprise.
"Nous imaginons un futur où prendre soin de sa santé sera aussi captivant qu’une série Netflix, simple comme faire ses courses en ligne et aussi rassurant que d’avoir un médecin dans sa famille", a résumé Jean-Charles Samuelian. C’est donc dans ce but que le néoassureur a dévoilé Shop, Walk et Mo. Derrière ces trois noms un peu énigmatiques, trois innovations pensées à des fins précises.
Les retombées
La première permettra aux membres de retrouver et d’acquérir une sélection de produits de santé à des tarifs préférentiels directement sur l’application du groupe. La seconde vise quant à elle à "game-ifier", ou rendre ludique, la nécessité de marcher. Objectif ? Combattre la sédentarité, grâce à des points gagnés sur l’application à chaque pas réalisé. Ils permettront entre autres aux utilisateurs d’Alan d’avoir accès à des réductions sur le Shop, de grimper dans un classement entre collègues ou encore de reverser des dons à des associations sélectionnées.
Enfin, "Mo" : ce nouvel assistant médical piloté par l’intelligence artificielle (IA) et développé par l’entreprise pourra entamer un dialogue avec les utilisateurs qui le souhaitent. Le but sera de fournir une première réponse instantanée aux questions que se posent les membres d'Alan dans son chat médical, déjà disponible dans l’application et où des médecins sont mis en contact avec des patients.
Pas d’inquiétude quant au sérieux du robot, ses réponses sont vérifiées par l’équipe de professionnels de santé d'Alan en moins de quinze minutes, pour garantir le bien-fondé des conseils. Si ces nouvelles solutions seront progressivement mises à disposition gratuitement pour les membres Alan, après une première phase de déploiement préparatoire, leur impact peut en tout cas déjà se mesurer : le Shop permet par exemple d’économiser 150 euros par année aux parents sur des produits pédiatriques, tandis que Walk peut entraîner, en moyenne, la réalisation de 1 000 pas quotidiens supplémentaires chez les utilisateurs actifs – ceci alors que 20 minutes d’activité modérée en plus par jour peuvent représenter un allongement d'une heure d'espérance de vie.
Utilisation transparente
Quant à Mo, 81 % des membres acceptent de discuter avec le robot. "L’IA peut faire peur", a admis Antoine Lizée, "Alaner" responsable de l’IA au sein de la scale-up, monté sur scène pour présenter l’innovation. "Mais son utilisation transparente va permettre de transformer la santé", a-t-il poursuivi, pointant que la garantie de fiabilité avait été l’une des pierres angulaires du développement de ce nouveau produit.
De quoi proposer un peu plus de valeur ajoutée aux clients d’Alan, dont certains proviendront bientôt également d’Amérique du Nord. L’entreprise a en effet annoncé il y a quelques semaines son entrée sur le marché canadien, après l’obtention de sa licence dans le pays (la première nouvelle depuis près de 70 ans). Tout ceci prenant aussi la suite d’une levée de fonds de 173 millions d’euros menée par l’acteur bancassureur belge Belfius, avec qui Alan a également noué un partenariat stratégique pour se déployer plus encore dans le pays.
Si Alan disposait déjà de quoi se financer jusqu’à l’atteinte de sa rentabilité (visée à l’échelle du groupe en 2026), rappelait Jean-Charles Samuelian dans sa lettre aux actionnaires du troisième trimestre, cette levée devrait lui permettre d’accélérer, justement, sur le plan de la différenciation produit.
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