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Soros; administration; Wall Street

Macro-économie / Taux / Bessent / secrétaire au Trésor / Donald Trump

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Bessent / secrétaire au Trésor / Donald Trump

Un secrétaire au Trésor qui rassure les marchés / Scott Bessent est bien connu de Wall Street

Loin d’être le proche de Donald Trump le plus extravagant, loin de là, Scott Bessent a donc raflé la mise dans la course au secrétariat au Trésor. Cette particularité l’a probablement aidé à rafler la mise, à rassurer les marchés financiers et à détendre les pressions à la hausse sur le dollar. Au premier rang de ses défis futurs figurent les besoins en financement du programme économique de Donald Trump. Si ses diverses tâches vont lui donner du fil à retordre, Scott Bessent pourrait y mettre néanmoins à profit son expérience sur les marchés de la dette et du change.
Scott Bessent probable futur secrétaire au Trésor de l’administration Trump. Photo by Dominic Gwinn / Middle East Images / Middle East Images via AFP
Scott Bessent probable futur secrétaire au Trésor de l’administration Trump. Photo by Dominic Gwinn / Middle East Images / Middle East Images via AFP

Un ancien employé du milliardaire George Soros pour présider aux destinées du secrétariat au Trésor américain. C’est le choix fait par Donald Trump ce week-end, la liste des prétendants à la fonction avait récemment été réduite avec la nomination d’Howard Lutnick au Commerce.

Cette nomination tend à rassurer pour l’heure, Jason Furman, professeur à Havard et ayant occupé les fonctions de conseiller économique à la Maison Blanche dans l’administration Obama, évoque notamment le fait qu’"on aurait aisément pu voir des présidents précédents [républicains ou démocrates] le choisir ". Il ne dispose cependant pas d’une expérience solide du Congrès, ce qui peut s’avérer précieux lors des négociations régulières pour relever le plafond de la dette fédérale.

 

Concilier

 

De ce côté-ci de l’Atlantique, on constate également que ce choix a rassuré le secteur financier, John Plassard, analyste chez Mirabaud, arguant qu’il "devrait apporter notamment de la stabilité (économique) au gouvernement". Une liste des priorités du futur secrétaire au Trésor est également proposée par ses soins allant de la gestion du plafond de la dette nationale, à l’équilibre des politiques commerciales de Trump ou encore l’extension des réductions d’impôts de l’ère Trump.

Les médias américains se font également l’écho des objectifs de politique économique qui ont les faveurs de Scott Bessent, il s’agirait de la combinaison d’un déficit budgétaire ramené sous les 3 % du PIB d’ici à 2028, d’une croissance de ce dernier de l’ordre de 3 % et enfin d’une production pétrolière accrue de 3 millions de barils par jour.

Chez Mirabaud on souligne qu’il est également "connu pour son soutien aux prélèvements commerciaux progressifs et à une vision économique revitalisée", un alignement sur le futur président qui se poursuit sur les cryptoactifs. Si le Sénat le confirme à ce poste en lieu et place de Janet Yellen, ce serait décidément une administration bien plus favorable à ces actifs puisqu’à tous les niveaux elle les examine sous un jour favorable

 

Rouler sa bosse

 

Les observateurs américains insistent quant à eux sur la longue expérience de Scott Bessent, le Wall Street Journal indiquant qu’il "a passé les 40 dernières années à étudier l’histoire économique" et qu’ainsi "aujourd’hui, en tant que candidat choisi par Trump pour diriger le département du Trésor, il a l’occasion d’y laisser sa marque".

Une opinion qui n’était pas celle d’Elon Musk, le patron de Tesla récemment appelé à des responsabilités importantes par Donald Trump, qui avait considéré cette possible nomination comme "le choix du statu quo". Un premier signe que le milliardaire d’origine sud-africaine n’a peut-être pas autant d’influence auprès du futur président qu’on ne lui accorde.

Ce choix a cependant largement rassuré les acteurs financiers américains, puisqu’il s’agit d’une connaissance de longue date. Avant de lancer Key Square Group, un fonds d’investissement, il avait travaillé de longues années pour le Soros Fund Management et y avait rencontré des succès marquants. Il y avait notamment misé avec succès sur l’effondrement de la livre sterling en 1992.

Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa, considère que ces années d’expérience font ressortir dans ses propos récents que "comme de nombreux économistes américains, y compris les plus connus, sa principale pomme de discorde avec l’Europe est l’absence de demande dans cette région, qui limite la capacité à construire une relation commerciale mutuellement bénéfique ". Pour le chef économiste, cela pourrait également indiquer que " Donald Trump n’a peut-être pas encore pris de décision ferme quant à l’ampleur de la pression qu’il souhaite exercer sur les droits de douane".

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