Macro-économie / Taux / Donald Trump / administration trump / représentant au Commerce
Macro-économie / Taux
Donald Trump / administration trump / représentant au Commerce
Des vétérans de l’administration Trump de retour / Economiste et juriste sont de nouveau auprès du président élu
Une fidélité récompensée par des promotions. Une constante chez Donald Trump, président élu des États-Unis, qui concerne cette fois la direction du Conseil national économique (NEC) attribué à Kevin Hasset ainsi que le poste de représentant au Commerce (USTR) de la Maison Blanche qu’occupera Jamieson Greer.
Donald Trump a souligné les mérites de ce dernier pour ses services passés. Le futur membre de son administration a été salué pour avoir "joué un rôle clé durant mon premier mandat en imposant des droits de douane à la Chine et à d’autres pays afin de lutter contre les pratiques commerciales déloyales". Il n’était alors que le chef de cabinet d’un poste occupé par Robert Lighthizer. Cela n’avait pas empêché cet avocat de formation et spécialiste du droit international de s’y révéler précieux. Notamment lors des négociations pour parvenir à un accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada.
Calendrier
Le président élu a également détaillé ce qu’il attendait de Kevin Hassett ces prochains mois, il a notamment annoncé que ce dernier "jouera un rôle important pour aider les familles américaines à se remettre de l’inflation déclenchée par l’administration Biden". Celui qui a été économiste à la Réserve fédérale aura également un rôle de choix avec les membres du NEC pour conseiller le président, en particulier sur la question d’une baisse de la fiscalité des entreprises.
Donald Trump n’a pas eu besoin de se montrer prolixe pour envoyer un message fort avec le retour de Jamieson Greer. L’hebdomadaire américain Barron’s relevant qu’au mois de mai dernier le futur représentant au Commerce a déclaré que "les ambitions et les actions déclarées de la Chine constituaient un ‘défi générationnel pour les États-Unis’, lors de son témoignage devant la commission d’examen de la situation économique et sécuritaire entre les États-Unis et la Chine". Une hostilité de longue date à l’Empire du Milieu également relayée par John Plassard, analyste chez Mirabaud, celui-ci évoquant le fait qu’il a quatre ans durant "supervisé des milliards de dollars de droits de douane imposés à la fois à des alliés (dont l’Europe) et à des adversaires, tels que la Chine…".
Un pessimisme qui s’explique également par le rôle prépondérant que pourrait jouer celui qui a fait une partie de ses études en France, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ainsi qu’à Science Po Paris, lors de possibles guerres commerciales. Il sera en effet la personne représentant les États-Unis à l’Organisation mondiale du commerce, lieu clé pour la résolution de différends de politique commerciale. Une légère différence avec son successeur sera peut-être à trouver du côté du supérieur hiérarchique direct, qui est habituellement une prérogative présidentielle. Or, Donald Trump a affiché sa volonté que ce soit désormais le secrétaire au Commerce, poste attribué à Howard Lutnick, qui en soit en charge.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

