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Fintech / defacto / Pennylane / FinTech / Facturation électronique

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La facturation électronique, une opportunité pour les PME de jouer sur les délais de paiement ? / Pennylane et Defacto renforcent leur partenariat pour créer une solution en ce sens

Les retards de paiement ont de multiples racines. La réception et l’enregistrement des factures, notamment du fait de contraintes techniques lors de procédures de facturation électronique, en font partie. Les obligations réglementaires de mise en conformité se rapprochent pourtant pour les entreprises françaises. La fintech Pennylane, qui a été certifiée plateforme de dématérialisation partenaire, veut donc permettre à ses clients de s’y atteler avec certains bénéfices à la clé. Dont celui d’avoir accès à des solutions de financement de trésorerie par la même occasion, en renforçant son partenariat avec le spécialiste des prêts instantanés aux PME, Defacto.
(Photo by Fr�d�ric Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Fr�d�ric Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Le refrain se répète encore et encore. Les petites et moyennes entreprises (PME) sont les premières victimes des retards de paiement en France, qui représentent un trou de trésorerie évalué à 15 milliards d’euros par an pour ces dernières. Les raisons de ces mauvais comportements sont multiples. Mais certaines sont plus incontournables que d’autres, comme l’a détaillé l’Observatoire des délais de paiement dans un récent rapport visant à promouvoir de meilleures pratiques en la matière. Parmi elles : la réception et l’enregistrement de la facture.

Ceci s’explique par le non-respect du formalisme attendu par le débiteur, par un envoi non adressé au service concerné, ou encore par des contraintes techniques dans le cas d’une facturation électronique. Un dernier sujet à propos duquel les entreprises doivent pourtant désormais se mettre au diapason. Car après plusieurs reports calendaires, à compter du 1er septembre 2026, toutes les sociétés seront dans l’obligation de pouvoir les réceptionner, tandis que les grandes entreprises et les ETI devront également être capables d’en émettre. Les PME et microentreprises auront jusqu’au 1er septembre 2027 pour ce faire.

 

Une "PDP" à choisir

 

À l’origine, les entreprises devaient pouvoir faire transiter leurs factures au format requis grâce à des plateformes de dématérialisation partenaires (DPD) privées, ou bien au travers d’un portail public de facturation. Mais à la mi-octobre, Bercy faisait finalement savoir que ce projet serait "poursuivi en privilégiant la construction d’un annuaire des destinataires".

Autrement dit, les entreprises seront dans l’obligation de se doter d’une PDP. Une certification d’ailleurs obtenue par la comptatech Pennylane au mois de septembre, qui vient d’annoncer le lancement d’un nouveau service, grâce au renforcement d’un partenariat déjà établi avec l’une de ses consœurs, la spécialiste des prêts en temps réel aux PME, Defacto. Objectif : proposer une solution de financement de trésorerie tout en facilitant l’adoption de la facturation électronique pour ces entreprises, depuis la plateforme de gestion financière de Pennylane, pensée pour les experts-comptables et leurs clients, grâce à la technologie de Defacto. La start-up a, depuis trois ans, financé 10 000 PME, pour plus de 700 millions d’euros.

D’ici à la fin de la semaine, Pennylane proposera donc, en plus de l’avance de trésorerie déjà disponible sur sa plateforme, une solution qui permettra aux PME de financer leur facture instantanément et directement après leur émission depuis leur compte. De fait, expliquent les deux entreprises, le règlement du poste clients (pouvant être défini comme "le refinancement de créances commerciales d’une entreprise par un organisme financier", précisent-elles) est un besoin incontournable pour les PME confrontées à d’importants besoins en fonds de roulement (BFR). Les solutions de ce type sont souvent jugées fastidieuses ou chronophages par les plus petites entreprises, regrettent Pennylane et Defacto. Avec cette innovation, elles pourront donc désormais financer leur BFR, améliorer leur position de trésorerie et, en fin de compte, aller chercher de nouvelles opportunités commerciales.

 

Répondre à un besoin

 

"Le déploiement de la facture électronique, combiné à l’innovation dans le financement du BFR, est une opportunité unique pour répondre aux besoins de financement des PME. En 2024, nous avons financé plus de 30 millions d’euros de BFR des clients Pennylane", se félicite d’ailleurs Jordane Giuly, dirigeant et co-fondateur de Defacto, dont la solution est déjà intégrée sur plusieurs PDP. De quoi transformer une contrainte réglementaire en opportunité, pointent également les deux fintechs, dans un contexte où une grande majorité des entreprises françaises souffrent aujourd’hui de retards de paiement qui pèsent sur leurs capacités de financement.

D’autant que l’Observatoire des délais de paiement le souligne lui aussi. La perspective du déploiement de la facturation électronique est une échéance qu’il convient d’anticiper, mais dont il serait possible de se saisir, afin de poursuivre des efforts pour contenir l’allongement des délais de paiement. "En effet, le basculement vers la facturation électronique constitue également une occasion pour l’entreprise de revoir ses procédures de génération et de suivi des factures émises (relance), d’une part, et de validation et de règlement des factures reçues, d’autre part", relève l’organisme. Un cercle qui devrait d’ailleurs se révéler vertueux, puisque la facturation électronique pourrait permettre d’accélérer le paiement des fournisseurs, grâce à un contrôle simplifié du respect des délais de paiement, ou bien grâce à un formalisme de transmission des informations qui pourrait se retrouver accru.

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