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Aux US, de plus en plus de femmes administratrices mais…

Selon ISS Analytics, les femmes ont représenté 31% des nouveaux administrateurs aux Etats-Unis cette année, soit une part record. Une tendance liée à la pression des institutionnels, mais elles ont aussi moins de pouvoir que leurs homologues masculins.
parité - hommes - femmes - illustration
parité - hommes - femmes - illustration

Lorsque la loi n’impose pas de quota minimum de femmes aux conseils d’administration des grandes sociétés, le progrès est toujours plus lent. Alors que la France a imposé une part de 40% de femmes au sein des boards des groupes de plus de 500 salariés et/ou 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, on est encore loin du compte de l’autre côté de l’Atlantique, même si les choses avancent. Ainsi, selon les données publiées par ISS Analytics, la base de données de la célèbre agence de conseil en vote, pas moins de 248 femmes ont été nommées administratrices au sein des boards des 3.000 plus grandes sociétés cotées américaines, soit 31% des nouveaux membres. Il s’agit du plus haut pourcentage depuis plus d’une décennie, si bien que ce taux pourrait atteindre un nouveau record en 2018.

Si le Parlement n’a pas légiféré sur la question, les grands investisseurs institutionnels que sont BlackRock ou Vanguard se sont élevés pour réclamer davantage de diversité dans les conseils, et leur pouvoir ainsi que leur présence au capital de la plupart des grands groupes cotés, en font des voix puissantes dans le monde corporate. Ils n’ont pas hésité à démontrer par les chiffres que les sociétés dont les conseils sont plus paritaires affichent de meilleures performances que leurs pairs. State Street a par exemple lancé une campagne choc et très médiatisée, en installant en une nuit une statue en bronze de jeune fille face au taureau de Wall Street, et a promis de voter contre toutes les résolutions de boards purement masculins.

Sans parler du mouvement #Metoo, qui a aussi frappé le monde corporate et a incité de nombreuses entreprises à nommer des femmes à leurs conseils pour prévenir une culture d’entreprise trop machiste ou des affaires de harcèlement sexuel. Le cas d’école est bien sûr celui d’Uber, qui a appelé la gourou Ariana Huffington en renfort lors de ses problèmes de réputation, qui a mené une grande enquête sur la culture au sein du spécialiste californien des VTC.

Mais si les femmes représentent plus de 30% des nouvelles arrivées, elles n’occupent encore que 18% des sièges de ces 3.000 plus grandes sociétés américaines. Plus ennuyeux, à peine 4% des boards sont dirigés par la gent féminine. Et la discrimination persiste toujours, car les femmes sont en moyenne plus qualifiées et spécialisées que leurs homologues masculins dans un même board. Sans surprise, celles qui ont des expertises en nouvelles technologies, e-commerce et cybersécurité sont les plus demandées.

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