Macro-économie / Taux / EY
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EY
Les entreprises françaises renouent avec la croissance
L’enquête de conjoncture conduite par le célèbre cabinet d’audit britannique Ernst & Young, nous donne un peu plus de lisibilité sur l’activité des entreprise françaises au cours de l’année 2018. Le baromètre EY dresse notamment un tableau de l’état de santé du secteur privé de l’économie tricolore, après avoir interrogé près de 103 entreprises françaises au cour des trois premiers mois de l’année. La croissance de l’activité anticipée est ainsi nettement revue à la hausse pour les douze prochains mois, avec presque la quasi-totalité des entreprises sondées (93%) qui s’attendent à voir leur chiffre d’affaires augmenter de 6% à 11%, voire même davantage encore.
Par ailleurs, un tiers des dirigeants d’entreprises interrogés ambitionnent de développer leurs activités à l’étranger, pour ainsi prendre part au processus d’internationalisation. La France ainsi est une référence européenne en la matière, puisqu'elle devance l’Allemagne (25%) et le Royaume-Uni post-Brexit (16%). Toujours est-il, que 42% des chefs d’entreprises pointent du doigt l’incertitude de la situation géopolitique et la faiblesse de l’économie mondiale, qui sont vus comme les principaux facteurs inhibant la croissance. De plus, les efforts concernent également le recrutement de nouveaux salariés, puisqu’il est question de nouvelles embauches à temps complet pour 40% des entreprises sondées (+18 points). Pour l’anecdote, aucune d’entre elles ne souhaite réduire ses effectifs, ce qui dénote une volonté de développer toujours plus les potentiels technologiques mais aussi humains.
Néanmoins, la moitié des entreprises dénoncent un manque cruel de diversité dans leurs recrutements, quand 11% dénoncent une pénurie de talents. Une difficulté déjà mise en lumière par une précédente étude menée par Coe-Rexecode et BPIFrance. Par ailleurs, les difficultés de trésorerie précipitent de plus en plus les entreprises vers la faillite et la cessation de leur activité, et qui sont identifiées par la moitiée des sondées comme le principal frein à la croissance.
Au coeur de la notion de valeur ajoutée se cache un enjeu sous-jacent, celui de l’innovation. Pour cette raison, 36% des dirigeants de sociétés entrevoient les institutions comme un moyen de développer les innovations, par la reconnaissance du droit de propriété. Au contraire, 10% préfèrent voire la concurrence comme vecteur d’innovation. « Cette étude témoigne de la volonté des dirigeants de PME et d’ETI de saisir les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Alors que quatre dirigeants sur dix envisagent de recruter, attirer les talents pour affronter les défis de demain est un formidable challenge.(...) » explique Guillaume Cornu, associé chez EY.
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