Macro-économie / Taux / CAC 40 / EY / dividendes
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CAC 40 / EY / dividendes
Ce qu'il faut retenir du CAC 40 en 2018
Pour la treizième année consécutive EY, l'un des leaders mondiaux de l'audit, du conseil, de la fiscalité, du droit et des transactions, publie le Profil financier du CAC 40, sous la direction de Sonia Bonnet-Bernard et Marc Lefèvre, tous deux associés du cabinet, qui ont passé au peigne fin les comptes des plus grands groupes cotés à la Bourse de Paris. Ce document bien construit et particulièrement dense est l'occasion d'un bilan opérationnel sur le principal indice de la Bourse de Paris. Deux entrées, deux sorties. La fin d'un cycle économique, et des dividendes records cette année encore.
L'année dernière a été marquée par l'arrivée d'Hermès, qui a remplacé LafargeHolcim avec une capitalisation boursière deux fois supérieure à 51,2 milliards d'euros. L'indice a également gagné au change sur le départ de Solvay. Dassault Systèmes a fait une entrée remarquée et remarquable capitalisant à la fin de l'exercice plus de 27 milliards d'euros, contre moins de la moitié pour le groupe belge leader de la chimie mondiale. Malgré cela, l'année 2018 clôture sur une nette baisse de la capitalisation, à 1.422 milliards d'euros. Le prix à payer des tensions commerciales sino-américaines, de la remontée des taux d'intérêt, du ralentissement de la croissance des bénéfices et des craintes liées au Brexit puis au shutdown américain…
Créé avec 1.000 points de base au 31 décembre 1987, plus de quarante ans après, il faut dire que le CAC 40 se défend cependant plutôt bien. Avec une clôture de l'année à 4.731 points, l'indice se rapproche de son niveau d'avant-crise. En 2018, le chiffre d'affaires des sociétés augmente de 2 % sur un an, à 1.336 milliards d'euros, soit près de 15 % de plus de ce qu'il y a dix ans. Et après cinq ans de baisse continue, l'investissement repart à la hausse, à 71 milliards d'euros, essentiellement porté par les secteurs de l'industrie et de l'énergie. Et puisque pour mesurer l'investissement, il convient aussi de considérer les acquisitions réalisées, de ce côté-là aussi, l'actualité a été riche. Les transactions les plus importantes ayant été le rachat de Westfield par Unibail-Rodamco (14 milliards d'euros), le rachat du réassureur XL Groupe par Axa (13 milliards) et l'acquisition de Bioverativ par Sanofi (10 milliards).
En revanche la baisse notable des résultats nets publiés par Sanofi, Axa, Safran, Renault, Technip, Unibail-Rodamco-Westfield et Vivendi - que ne compensent pas les fortes augmentations publiées par Total, Kering, Accor, LVMH et la SocGen - plombent le résultat net total qui décroche de 5 % sur un an à 89 milliards d'euros, et confirme l'approche de la fin du cycle économique. Malgré cela, Le CAC 40 a redistribué un montant record à ses actionnaires. Les dividendes atteignent 51 milliards d'euros, contre 47 milliards d'euros un an plus tôt, soit plus de la moitié du résultat net des sociétés ! Ce sont Engie, Orange, Kering et Essilor - devenue EssilorLuxxotica - qui ont été les plus généreuses.
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