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EY / Belgique / Brexit

Brexit : EY déménage sa société pivot à Bruxelles

Le groupe d'audit s'apprête à créer une nouvelle entité juridique chapeautant les sociétés EY dans l’Union européenne et leurs 3.500 associés, rapporte l'Écho.
Bruxelles - Belgique
Bruxelles - Belgique

Depuis le référendum sur le Brexit, les places européennes n'ont eu de cesse de faire la cour aux entreprises qui souhaiteraient implanter une partie de leurs entités ou de leurs équipes dans l'Union européenne. Les places de Dublin, Francfort, Amsterdam et Paris sont les plus couramment citées, parmi les bénéficiaires de la future sortie du Royaume-Uni de l'UE. Pour autant, d'autres grandes villes offrent des avantages. C'est le cas de Bruxelles, pour laquelle EY aurait penché. Selon les informations de L'Écho, le groupe d'audit s’apprête à créer au sein de la capitale belge une nouvelle entité juridique chapeautant les sociétés EY dans l’Union des 27 et leurs 3.500 associés.

C'est la perspective d'un "hard Brexit" (Brexit sans accord), qui aurait décidé EY. Le quotidien belge explique qu'une société pivot doit posséder une licence d’audit dans un État membre de l’UE pour pouvoir diriger et contrôler les sociétés d’audit EY dans les autres États membres. La société pivot européenne actuelle, EY Europe LLP, opère sur la base d’une licence d’audit britannique. Si le Royaume-Uni sort de l’Union européenne, EY doit donc demander un tel agrément dans un autre pays de l’UE. Et c'est donc la Belgique qui a convaincu, grâce à la présence d'institutions européennes sur le territoire, à sa stabilité réglementaire mais aussi parce que c'est un "État attaché à l’Union européenne", a commenté auprès du média Rudi Braes, ancien patron d’EY Belgique et, à présent, vice-président d’EY Europe, Moyen-Orient et Afrique.

Certes, cette arrivée - qui a fait l'objet d'une demande d’agrément de la part d’EY auprès de l'Institut des réviseurs d’entreprises (IRE) - ne revêt pas une grande importance économique, puisque la société pivot n’exerce aucune activité commerciale. Mais elle va être une entité supplémentaire qui entre sous la supervision des régulateurs belges (même si les autorités locales joueront aussi leur rôle de surveillant). Elle est également un nouvel exemple de départ du Royaume-Uni.

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